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vendredi 2 avril 2010

Microsoft rachète Kaspersky (suite)

Les experts en sécurité l'auront bien sûr deviné : le rachat de l'éditeur russe par Microsoft était un poisson d'avril...

Malgré tout, l'arrivée du géant américain dans le secteur de la sécurité informatique avec son antivirus gratuit Microsoft Security Essentials (je ne parle pas du décevant Onecare...) a secoué le microcosme et a remis en cause le business plan de certains éditeurs qui n'avaient qu'un antivirus.

Pour s'en sortir, beaucoup misent sur les suites de sécurité (qui sont plutôt des fourre-tout que de vrais arsenaux efficaces...) ou sur le concept - fumeux - du cloud computing (l'antivirus n'est plus installé sur le PC mais sur un serveur de l'éditeur, à distance).

Et il y a fort à parier que des rachats dans le secteur de la sécurité vont se multiplier cette année...

A suivre...

jeudi 1 avril 2010

Scoop : Microsoft rachète Kaspersky

Coup de tonnerre dans le monde de la sécurité informatique. Microsoft veut devenir un pro de la sécurité. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il aurait décidé de mettre le paquet en rachetant Kaspersky. Cet éditeur russe, connu et reconnu, pour la qualité de son antivirus, entrerait donc la sphère Microsoft.

Ce rachat n'a pas encore été confirmé mais des sources bien informées en Russie confirment cette opération.

Pour Microsoft, c'est un moyen d'attaquer un marché prometteur : celui de la sécurité des entreprises.

mardi 9 mars 2010

Les éditeurs d'antivirus multiplient les concepts bidons !

On n'arrête pas le progrès. Mi-février, Kaspersky a déposé un brevet qui décrit comment une protection antivirale peut être placée directement dans une puce au sein d’un ordinateur.

Cette puce permettrait de surveiller les échanges s’établissant entre le disque dur d’un côté et le processeur et la mémoire vive de l’autre.

Ce n'est pas la première fois que les éditeurs d'antivirus nous ressortent ce genre de concept.

En 2004, Trend Micro avait lancé son Network VirusWall. Il s'agissait d'une « boîte noire » qui s'installait devant le réseau de l'entreprise et bloquait les vers et les codes malicieux en s'appuyant sur une base de comportements.

A la même époque, AMD avait intégré des fonctions antivirrales directement à sa dernière génération de microprocesseurs. Selon le fabricant, elles étaient capables de bloquer des vers tels que Sasser et MSBlaster sans aucune... signature virale.

Mais ces annonces sont aussi un moyen pour ces éditeurs d'évincer la concurrence puisque leur antivirus seront placés dans le hardware...

Mais pour les spécialistes, ces annonces ne peuvent résoudre le problème de la détection virale et de la protection car il faudra toujours résoudre le casse-tête des mises à jour. Résultat, l'attaque se fera au niveau de l'interface puce. S'il s'agit d'une attaque par rootkit matériel, les pirates pourront contourner cette fameuse puce.

Enfin, dernier écueil : comme l'antivirus de Kaspersky est sur la puce, il faudra bien le charger en mémoire pour qu'il assure une protection. Les attaques auront donc lieu à ce niveau.

Cette annonce de Kaspersky prouve que ces sociétés ont vraiment de l'imagination. Elle prouve aussi que le ridicule ne tue pas !

Sinon, Panda Software le serait depuis longtemps En 2004, l'éditeur avait annoncé Preventium, un antivirus qui analyse en temps réel les actions d'un programme (ouverture de port, accès mémoire, envoi d'email, etc.). Selon l'éditeur, Preventium réussirait à bloquer tous les virus récents sans exception.

Reste que le plus fumeux concept a été imaginé par Symantec. En 2002, l'éditeur a créé un « ordinateur antivirus », le Sara (« Symantec Antivirus Research Automation »). Il était capable de détecter et de combattre automatiquement « 95 % des 200.000 virus qui apparaissent chaque mois ». Depuis Sara est tombée aux oubliettes...

lundi 23 novembre 2009

Le site d'un éditeur d'antivirus infecté par un virus !

C'est l'arroseur arrosé. Le site russe de l'éditeur ESET (qui propose l'antivirus NOD32) a infecté les internautes. En se connectant sur ce site, les visiteurs étaient touchés par le cheval de Troie "Downloader.Java.Agent.ab".

Aujourd'hui, la menace n'existe plus : le trojan a été supprimé du site.

Ce n'est pas la première fois que des sites d'éditeurs d'antivirus sont victimes de codes malveillants. Cette année, par exemple, les sites de Kaspersky (comme le montre ce site) et de BitDefender ont été concernés par ces attaques.

Des kits pour pirates amateurs ?

Devenez pirate pour quelques euros. Il suffirait d'acheter sur des sites des kits "prêt à l'emploi" pour lancer des spams ou créer un site chargé de piéger les internautes. Selon l'éditeur Kaspersky, ces kits sont apparus il y a moins d'un an.

Une offre bon marché : des kits seraient disponibles à partir de 50 euros. Une information reprise par le site NumeriMatch.

En réalité, ces kits existent depuis beaucoup plus longtemps que ca. "Les kits pour les amateurs existent depuis très longtemps. Des logiciels peuvent créer n'importe quel code malveillant en quelque secondes. D'ou le nombre très élevé de virus, chevaux de Troie et vers ces derniers temps".

Interrogés, des experts connaissant bien la situation dans les pays de l'ex-URSS contredisent la conclusion du site qui affirme que "des informaticiens jeunes et d’un très haut niveau (...), souvent endettés pour poursuivre leurs études, sont des proies faciles pour les organisations criminelles."
En fait, selon ces experts que j'ai interrogés, "dans ces pays, les sociétés spécialisées dans l'informatique ont du mal à embaucher de jeunes programmeurs car ils sont tous déjà embauchés par les grosses entreprises du secteur. L'argument de la crise ne tient pas vraiment".

mardi 27 octobre 2009

Concours antivirus : les explications du gagnant

Quatre questions à Christophe Devine, gagnant du concours de déactivation des antivirus.

1-Comment avez-vous procédé pour détourner ces antivirus ?

J'ai cherché les faiblesses dans la cuirasse. En effet il existe de nombreuses fonctions dans Windows (dites "API"), et à l'heure actuelle aucun produit anti-virus n'assure un couverture parfaite de toute les fonctions utilisables par un code malveillant.

2- La résistance de DrWeb vous a-t-elle surpris ?

Il a bien résisté à nos tentatives de désactivation. Cela étant, le produit n'est pas forcément meilleur que les autres dans le domaine de la détection à base de signatures ou heuristique. En particulier, il ne protège pas contre l'insertion de drivers (ce qui est le cas de Kaspersky par exemple).

3-Quelles peuvent être les conséquences de ce détournement d'un antivirus ?

Nous voyons de nouveaux codes viraux apparaître toutes les semaines, voire tous les jours, et qui ne figurent pas dans les bases de signatures. Potentiellement, un virus bien conçu pourrait lancer une charge de désactivation visant les produits antivirus majeurs du marché. Le poste de l'utilisateur devient alors vulnérable à toutes sortes de menaces.

4-Quelles précautions doivent prendre les particuliers et les entreprises ?

Il est tout d'abord indispensable d'avoir un produit antivirus installé et mis à jour automatiquement. On se protège ainsi de la majeure partie des menaces connues. De même, il est fortement recommandé l'application régulière des correctifs Windows et tierce-partie (Acrobat Reader, Java, etc.).
Enfin, il faut rappeler aux utilisateurs de faire preuve de discernement et de ne pas ouvrir trop vite des fichiers suspects.


Pour plus de détails sur les résultats de ce concours, rendez-vous à cette adresse de l'ESIEA.