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jeudi 22 avril 2010

McAfee prend un fichier Windows pour un virus

Très belle publicité pour McAfee ! L’un des principaux éditeurs d’antivirus a énervé bon nombre d'entreprises et de particuliers avec son bug. Son antivirus a pris un fichier Windows (svchost.exe)… pour un code malveillant.

C'est ce qu'on appelle un "faux-positif".

Résultat : une mise en quarantaine automatique du fichier et une belle galère pour les utilisateurs de ce logiciel : plantage et redémarrage en boucle sous Windows !

Rapidement, McAfee a corrigé le bug.

Ce n'est pas la première fois que cet éditeur (mais il n'est pas le seul) est confronté à ce genre de plantage.

A vouloir aller plus vite que les experts, les éditeurs sortent des antidotes qui n'ont pas été correctement vérifiées.

Il faudrait peut-être aussi que ces éditeurs, qui investissent beaucoup dans le marketing, mettent un peu plus d'argent dans la R&D et dans le recrutement de vrais experts. Et pas uniquement pour les faire travailler dans leur labo mais aussi pour qu'ils soient au conseil d'administration.

Symantec nous fait peur pour vendre Norton

La peur fait vendre ! Cet argument est repris notamment par les éditeurs de sécurité pour nous inciter à acheter leurs logiciels.

il n'est donc pas étonnant que le rapport 2009 de Symantec nous fasse peur ! Et pour être repris par toute la presse, la société américaine nous sort le chiffre incroyable (et invérifiable) de 240 millions de nouveaux programmes malicieux apparus l’an passé.

Damned ! Vite achetons Norton pour bloquer ces millions de codes malveillants. Hélas, ca ne sert à rien d'acheter cet antivirus (mais cela vaut aussi pour la plupart des poids lourds de la sécurité informatique, euh... je veux dire du marketing de la peur).

Pour deux raisons essentielles :

1-Norton est incapable de détecter tous les virus et encore moins les codes malveillants inconnus c'est-à-dire qu'il n'a pas repéré et enregistré dans sa base virale.

2-Norton est incapable de se protéger contre des codes malveillants visant à le désactiver. Pour rappel, si l'antivirus est désactivé, le PC n'est plus protégé. Or, il est possible de désactiver l'antivirus sans éveiller l'attention de l'utilisateur. Résultat, l'internaute pense être toujours protégé...

Le concours organisé par l'ESIEA cet hiver (en marge du congrès iAWACS) a en effet montré le niveau très faible de Norton dans ce type d'attaque. Et les résultats de la prochaine édition du concours (le 9 mai à l'ESIEA de Paris) ne seront certainement pas plus flatteurs pour le logiciel du numéro 1 mondial de la sécurité informatique...

mardi 20 avril 2010

Une extension Chrome cache un virus

Ce n'est pas une surprise : BitDefender a repéré une extension pour Google Chrome qui cache un cheval de Troie.

L'arnaque repose toujours sur le même procédé : un email informe les internautes qu'une nouvelle extension de ce navigateur a été développée afin de simplifier l’accès aux documents envoyés par email.

Si l'on clique sur la pièce jointe pour installer cette extension, un cheval de Troie s'immisce sur le PC et va bloquer l’accès aux pages web de Google et de Yahoo! et rediriger les internautes vers des sites infectés.

Cet exemple n'est pas une surprise. C'est en effet le revers de la médaille : installer des extensions de Chrome est tellement facile : pas besoin d'aller sur le site de la Fondation Mozilla - à noter qu'il est aussi possible d'installer des extensions Firefox depuis les sites des développeurs - ou d'AppStore pour récupérer une application.

Oui mais voilà, sans un système centralisé (qui a aussi ses défauts...) c'est la porte ouverte à toutes sortes d'infections envoyées par des emails...

La cybercriminalité va augmenter avec la Coupe du monde de football

Comme à chaque printemps, Symantec nous livre ses statistiques sur l'évolution de la cybercriminalité. Selon le poids lourd de la sécurité informatique, elle a continué de progresser en 2009, mais un peu moins en France qui passe ainsi du 8e au 13e rang mondial dans l'activité malveillante sur internet.

Selon l'éditeur, il y a une "mondialisation de la cybercriminalité, avec de nouveaux pays comme le Brésil, l'Inde, la Pologne, la Roumanie, la Turquie...".

Autre constat : "un des vecteurs d'infection les plus importants est le simple fait de surfer, alors que pendant très longtemps c'était la messagerie".

Evidemment, le grand rendez-vous planétaire que va être la Coupe du monde de football va être l'occasion pour les pirates de multiplier les arnaques (des billets soi-disant moins chers, par exemple, que vous aurez commandés mais qui n'arriveront jamais) et les infections (via des vidéos des meilleurs buts par exemple)...

mercredi 14 avril 2010

Windows 7 : des failles repérées et pas corrigées





Windows 7 met-il en péril ses utilisateurs ? Peut-être... Microsoft vante les mérites de son dernier système d'exploitation en mettant en avant, entre autres, son niveau de sécurité.

Or, en consultant les statistiques de Secunia, une société spécialisée dans la détection des failles de sécurité, on peut découvrir que 14 % des vulnérabilités rendues publiques ne sont toujours pas corrigées.

Parmi les failles repérées (qu'en est-il alors de toutes les autres qui ne sont pas rendues publiques...) 57 % ont un niveau élevé selon Secunia. La majorité concernent l'accès au système.

A titre de comparaison, la distribution GNU/Linux Ubuntu n'affiche aucune faille non colmatée. Même constat pour Fedora 12, Opensuse 11.2

Mais la surprise vient de McOS X d'Apple qui présente... 1202 vulnérabilités.

mardi 13 avril 2010

Des attaques de spam visent Facebook

Les pirates ont trouvé un nouveau terrain à conquérir : les réseaux sociaux. ils innondent le web avec des spams imitant Facebook ou MySpace.

Comme toujours, ces emails s'appuient sur un prétexte de sécurité pour faire peur. ils parient sur la précipitation des internautes pour qu'ils agissent sans réfléchir.

Cette fois, l'email vous avertit que votre mot de passe a été supprimé. Les internautes sont donc invités à ouvrir le fichier .Zip, en pièce jointe, pour découvrir le nouveau mot de passe qui leur a été assigné.

Il ne faut SURTOUT pas ouvrir cette pièce jointe : elle cache en fait une charge virale (le cheval de Troie appelé « Trojan.Oficla.J »).

Une fois ouverte, cette pièce jointe va installer des codes malveillants qui prendront le contrôle de l'ordinateur via une porte dérobée (appelée aussi « backdoor »).

Un seul mot : supprimer immédiatement ce genre d'email.

N'oubliez pas de mettre à jour votre antivirus et votre antispam.

Sachez aussi que ce genre d'attaque n'a pas d'impact si vous êtes sous GNU/Linux (comme par exemple Ubuntu, Mandriva, Debian ou Opensuse)...

Encore une fois, c'est Windows qui est sensible à ce genre d'attaque

jeudi 8 avril 2010

Des pirates s'attaquent aux abonnés de la 3G d'Orange


Les escrocs suivent l'actualité. Constatant que de plus en plus de monde a un accès 3
G, ils ont décidé de lancer une attaque de phishing.

Pour schématiser, cette technique consiste à usurper l'identité d'une entreprise (ou d'un organisme financier ou d'une administration) en envoyant un faux email.

Dans le cas présent, il s'agit d'un email imitant Orange.

Très bien réalisé, cet email invite comme d'habitude les internautes à cliquer sur le lien présent dans ce courrier sous un prétexte de mise à jour de sécurité.

Il ne faut bien sûr pas répondre à cet email et SURTOUT ne pas cliquer sur le lien en question qui cache en fait un code malveillant.

Plus d'explications sur le blog sécurité d'Orange

mardi 9 mars 2010

Les éditeurs d'antivirus multiplient les concepts bidons !

On n'arrête pas le progrès. Mi-février, Kaspersky a déposé un brevet qui décrit comment une protection antivirale peut être placée directement dans une puce au sein d’un ordinateur.

Cette puce permettrait de surveiller les échanges s’établissant entre le disque dur d’un côté et le processeur et la mémoire vive de l’autre.

Ce n'est pas la première fois que les éditeurs d'antivirus nous ressortent ce genre de concept.

En 2004, Trend Micro avait lancé son Network VirusWall. Il s'agissait d'une « boîte noire » qui s'installait devant le réseau de l'entreprise et bloquait les vers et les codes malicieux en s'appuyant sur une base de comportements.

A la même époque, AMD avait intégré des fonctions antivirrales directement à sa dernière génération de microprocesseurs. Selon le fabricant, elles étaient capables de bloquer des vers tels que Sasser et MSBlaster sans aucune... signature virale.

Mais ces annonces sont aussi un moyen pour ces éditeurs d'évincer la concurrence puisque leur antivirus seront placés dans le hardware...

Mais pour les spécialistes, ces annonces ne peuvent résoudre le problème de la détection virale et de la protection car il faudra toujours résoudre le casse-tête des mises à jour. Résultat, l'attaque se fera au niveau de l'interface puce. S'il s'agit d'une attaque par rootkit matériel, les pirates pourront contourner cette fameuse puce.

Enfin, dernier écueil : comme l'antivirus de Kaspersky est sur la puce, il faudra bien le charger en mémoire pour qu'il assure une protection. Les attaques auront donc lieu à ce niveau.

Cette annonce de Kaspersky prouve que ces sociétés ont vraiment de l'imagination. Elle prouve aussi que le ridicule ne tue pas !

Sinon, Panda Software le serait depuis longtemps En 2004, l'éditeur avait annoncé Preventium, un antivirus qui analyse en temps réel les actions d'un programme (ouverture de port, accès mémoire, envoi d'email, etc.). Selon l'éditeur, Preventium réussirait à bloquer tous les virus récents sans exception.

Reste que le plus fumeux concept a été imaginé par Symantec. En 2002, l'éditeur a créé un « ordinateur antivirus », le Sara (« Symantec Antivirus Research Automation »). Il était capable de détecter et de combattre automatiquement « 95 % des 200.000 virus qui apparaissent chaque mois ». Depuis Sara est tombée aux oubliettes...

Des virus dans des appareils neufs

L'info n'est pas une surprise mais elle a fait le tour de la presse. Comme l'explique 01net, "dans un communiqué publié vendredi 5 mars 2010, la société reconnaît que l'un de ses appareils de recharge de piles, utilisant le port USB des ordinateurs, est à l'origine d'un problème de sécurité informatique".


Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise est confrontée à ce genre de mauvaise publicité (même si à mon avis, les effets de cette mauvaise publicité auront peu d'impacts sur le grand public...).

Depuis quelques années, la presse se fait en effet l’écho d’appareils neufs qui contiennent des virus.

Ce fut le cas avec des clés USB de HP. Révélée par l’AsusCERT (Australian Computer Emergency Response Team), l’affaire HP n’est pas une première.

En novembre 2007, Seagate mettait en garde les possesseurs de disques externes Maxtor Basics Personal Storage 3200. D'après l’industriel, certains de ces disques achetés depuis août 2007 pourraient contenir un virus nommé « Virus.Win32. AutoRun.ah ». Il permettrait notamment de voler des mots de passe utilisés dans les jeux en ligne comme World Of WarCraft.

Et la liste commence à être importante...

En 2005, quelques milliers de lecteurs MP3 de Creative vendus au Japon sont infectés par le virus W32.Wullik.B@mm. Heureusement, ce code malveillant n’étant pas sophistiqué et récent, les antivirus ont pu l’éradiquer dès qu’on connectait le périphérique à un ordinateur.

En 2006, certains iPod vidéo d’être livrés avec un cheval de Troie. Dernier exemple en date, des cadres Digital Picture Frame de la marque Insignia cachaient un virus. Même des logiciels professionnels ne sont pas épargnés.

En 2002, la version coréenne du kit de développement Microsoft (Visual Studio.Net) était contaminée par le ver Nimda.

«Il ne s’agit pas d’une vague de virus dangereux. C'est la preuve que les industriels n'ont pas du tout sécurisés leurs chaines de production. Certains d’entre eux n'utilisent aucun antivirus. Nous avons pu le vérifier par nous même : un virus autorun était présent sur chaque clef USB qu'on avait commandée à une entreprise. Heureusement, notre antivirus l'avait repéré », déclare Boris Sharov, Pdg de l’éditeur russe Doctor Web.

jeudi 4 mars 2010

Un réseau de 13 millions de PC piratés : comment être protégé

La police espagnole a mis la main sur trois pirates qui avaient mis sur un pied un vaste réseau d'ordinateurs zombies. Au total, 13 millions de PC répartis dans 190 pays servaient à des attaques de toute sorte...

Ce réseau a réussi à récupérer des données personnelles (numéro de carte bancaire, mots de passe...) et confidentielles d'entreprises.

Mais comment éviter de tomber dans les mailles du filet d'autres réseaux de PC zombies ?

Voici quelques mesures indispensables permettant de limiter les risques d'être infecté :

- Ne cliquez JAMAIS sur une pièce jointe (ou un lien web) d'un email envoyé par un inconnu
- FAITES TOUJOURS ANALYSER les pièces jointes par un antivirus AVANT de l'ouvrir.
- Mettez à jour de façon automatique TOUS VOS LOGICIELS et votre système d'exploitation
- Installez un BON ANTIVIRUS (voir ceux qui ont le mieux réussi le concours iAwacs...)
- Configurez cet antivirus pour qu'il soit mis à jour de façon automatique le plus souvent possible
- Faites une analyse complète et détaillée de votre PC une fois par semaine
- Installez un antispam
- Sauvegardez vos données personnelles (ou confidentielles) sur un disque dur externe jamais connecté (ou très peu) à internet.
- Chiffrez vos données confidentielles
- Utilisez des mots de passe "forts"
- Changez régulièrement vos mots de passe "forts"
- Passez sous GNU/Linux qui présente moins de failles de sécurité que Windows.
- Ne répondez JAMAIS à des emails (envoyés par votre FAI, votre banque, Microsoft, eBay...) vous demandant de retaper vos données confidentielles quel que soit le prétexte.

Et n'oubliez pas que la meilleure protection reste votre vigilance.

mardi 2 mars 2010

Faux antivirus Microsoft, vrai virus !

Est-ce la rançon du succès ? Des pirates ont imaginé un faux antivirus de Microsoft... payant.

Depuis quelques mois, les possesseurs de Windows peuvent en effet installer Security Essentials, l'antivirus... gratuit de Microsoft.

Mais des petits malins ont décidé d'infecter les ordinateurs des internautes avec un faux logiciel de sécurité imitant celui de Microsoft.

Pour piéger les pauvres internautes, les escrocs avancent un prétexte bidon : Microsoft Security Essential ne serait qu’une version de démonstration dont la durée d’utilisation était parvenue à expiration. Il faudrait donc acheter la version payante.

C'est faux. Si vous voulez installer et utiliser l'antivirus de Microsoft, allez uniquement sur ce site officiel

mercredi 24 février 2010

Augmentation des attaques informatiques : une surprise ?

Une dépêche de l'AFP annonce que "les entreprises subissent une hausse des attaques contre leurs systèmes informatiques avec la crise économique, notamment de la part d'anciens employés".

L'agence de presse s'appuie sur une étude publiée ce mercredi par le cabinet de conseil Ernst & Young.

Selon cette étude, "environ 41% des personnes interrogées dans cette étude menée auprès de 1.900 patrons dans 60 pays, affirment avoir enregistré une hausse des attaques contre leur site internet provenant de l'extérieur, notamment des tentatives de "phishing" (vols de données personnelles)".

En fait, cette étude ne nous apprend rien de nouveau. Aucun scoop !

Oui, les pirates profitent de la naîveté des internautes, surtout en période de crise. Les emails vantant des placements financiers miracles voient leur efficacité augmenter.

Oui, des anciens salariés veulent se venger de leur patron en essayant d'infiltrer - avec plus ou moins de discrétion - le réseau de leur ancien employeur. Mais combien d'entreprises prennent le soin de mettre à jour leur base d'identifiants en supprimant immédiatement les codes d'accès de ses anciens employés ? Pas la majorité selon mes contacts...

Combien d'entreprises - et de particuliers - mettent à jour leur système d'exploitation et tous leurs logiciels (et notamment ceux liés à la sécurité) ? Pas une très grande majorité !

Combien d'entreprises ont une gestion fine et efficace de tous les supports amovibles qui se multiplient dans les bureaux ? Pas une très grande majorité !

Alors, oui, les attaques se multiplient. Et ça ne cessera pas tant que les entreprises et les particuliers n'auront pas pris conscience de la menace.

Et pendant ce temps-là, les éditeurs de logiciels de sécurité voient leur activité augmenter...

mardi 23 février 2010

Protégez votre routeur contre Chuck Norris


Chuck Norris ne fait pas dans la dentelle. Comme dans la série, ce ver va droit au but : il infecte les routeurs et modems fonctionnant sous Linux comme les nombreux modèles de D-Link ou Linksys.

Repéré par des chercheurs techèques et des experts de l’Académie Militaire de Brno, ce code malveillant profite d'une lacune évidente mais très généralisée : une configuration du matériel en question pas assez protégée. Et comme dans bien des cas, le mot de passe d’accès à la console d’administration créé par le fabricant (du genre 1234) n'a pas été modifié par l'utilisateur.

Pour éviter d'être contaminé, il est donc impératif de changer immédiatement (et régulièrement) le mot de passe de son routeur. Il faut utiliser des mots de passe "forts" comme je l'ai expliqué plusieurs fois sur ce blog.

Les routeurs D-Links sont régulièrement mis à l'index ces derniers temps.

Il y a quelques semaines, trois modèles (DI-524, DIR-628 et DIR-655) de routeurs commercialisés depuis 2006 ont été affectés par une faille de sécurité. Cette vulnérabilité touchait le protocole HNAP (Home Network Administration Protocol) qui permet d'améliorer l'authentification des utilisateurs via un code Capcha. Des attaquants locaux et externes pouvaient exploiter la faille afin d'accéder aux paramètres réseau du routeur.

Ce n'est pas la première fois que le système Capcha des routeurs D-Link est mis en cause. Instaurée à la mi mai 2009, suite à la publication sur Internet des mots de passe « usine » du constructeur, cette protection n'a tenu que quelques jours. Le site américain hackaday.com avait trouvé une faille sur le DIR-628 qui permettait de trouver la clé WPA (Wi-Fi Protected Access ).

Plus grave, une autre faille de sécurité avait touché sept produits (dont le DI-524 qui est encore concerné aujourd'hui) en février 2006. Cette fois, la vulnérabilité concernait la gestion UPnP (Universal Plug and Play), un ensemble de protocoles permettant à des systèmes et des équipements d'être mis en réseaux et de collaborer, sans configuration préalable. Cette faiblesse permettait de prendre le contrôle de tout le trafic réseau.

vendredi 19 février 2010

Protégez votre smartphone Symbian avec DrWeb


La sécurité des téléphones mobiles sera l'une des nouvelles activités des éditeurs de sécurité en 2010. la preuve avec le russe Doctor Web qui annonce la sortie de Dr.Web pour Symbian OS.

Basé sur le scanner antiviral très performant de l'antivirus pour ordinateur Dr.Web, ce programme assure différentes fonctions :

- Analyse de tous les fichiers ou de certains dossiers et fichiers selon la demande de l’utilisateur;
- Analyse des fichiers et des dossiers de l’ensemble de la mémoire;
- Elimination des objets malicieux détectés ou leur mise en quarantaine;
- Filtrage des appels entrants et des messages SMS, basé sur des listes blanches et noires modifiables;
- Emission de rapports détaillés sur l'analyse du système;
- Mises à jour des bases virales Dr.Web par Internet.

Prix : 12 euros (une licence)

mercredi 3 février 2010

Anti HADOPI : nouvelle version du module Firefox

Comme prévu, le module Perseus pour Firefox 3.6 (Windows et Linux) est disponible depuis le 31 janvier.

Pour rappel, cette technologie est destinée à protéger les flux de toutes natures contre l'écoute abusive ou illégale et ainsi assurer, avec un un excellent niveau de sécurité, interdisant sauf à y consacrer des moyens très importants (plusieurs dizaines d'heures de supercalculateur) d'accéder aux données échangées.

Perseus a été développée par Eric Filiol et Eddy Deligne, de l'ESIEA.

En clair, cette solution est une mauvaise nouvelle pour les officines (dont TMG qui a notamment pour actionnaire l'acteur Thierry Lhermitte...) chargées de traquer les internautes. Elles ne pourraient pas "voir" ce qu'ils téléchargent !

Mais Perseus ne doit pas être considéré uniquement comme une efficace arme anti-HADOPI.

Cette solution permet aussi :

1- Une protection contre l'activité d'espionnage de codes malveillants à grande échelle (par exemple, les botnets qui pour éviter la détection préfèrent écouter sur les ports non standards plutôt que de hooker des ressources surveillées par les antivirus, enfin ceux qui le font réellement).

2- Une protection des communications à partir de pays "non démocratiques" vers des pays démocratiques.

3- Une protection des communications professionnelles discrètes dans des pays où le contrôle de la cryptographie est fort.

Perseus semble tellement intéressant que Google a créé une page spéciale.

jeudi 28 janvier 2010

iPad : attention aux faux sites Apple

Les escrocs sont rapides à mettre en place leurs pièges et ils savent lire la presse. Ayant repéré le buzz autour de l'iPad d'Apple, ils ont créé de faux sites vendant soi-disant la tablette magique.

Selon le site ItEspresso, "les pirates ont utilisé les mots-clés “Apple Tablet Announcement” ou “annonce de la tablette Apple” pour créer de faux liens menant vers un malware".

La suite est classique : l'internaute est invité à cliquer sur un lien pour acheter l'iPad. En réalité, il arrive sur une page web qui lui annonce que son ordinateur est infecté et que la meilleure solution pour s'en débarrasser et d'acheter les antivirus qu'ils proposent !

Evidemment tout est faux, sauf l'arnaque : le site n'a fait aucune analyse du PC mais il vous affiche quand même des résultats inquiétants indiquant que vous avez des codes malveillants. Et les antivirus qu'ils vendent sont bidons. Ce sont de faux antivirus.

Malgré le buzz autour de l'iPad d'Apple, il ne faut donc pas s'emballer.

Restez vigilant...

N'écrivez pas à Ben Laden avec Gmail !

On vous espionne ! Selon un article de CNN de l'expert en sécurité Bruce Schneier, il semblerait que les pirates, qui ont attaqué Google China, soient passés par une backdoor de Gmail.

Pour simplifier, une backdoor, est une porte d'entrée laissée, volontairement ou pas, pour accéder à une application. Mais l'utilisateur lambda n'est pas au courant de l'existence de cet accès...

Le plus inquiétant est que cette backdoor de Gmail a été requise par les autorités judiciaires américaines. En clair, l'Etat américain a demandé, et obtenu, que Google lui donne un accès à son trafic. De quoi faciliter ainsi la tâche de la NSA qui peut ainsi surveiller les emails échangés via Gmail.

Autre raison d'être inquiet : cette backdoor n'était pas très sécurisée puisque des pirates s'y sont engouffrés...

Par conséquent, il ne faut mieux pas écrire à Ben Laden en utilisant le service de messagerie de Google ;-)

Mais Google n'est pas la seule société à avoir accepté (avait-elle le choix....) la mise en place d'une backdoor. Et les Etats-Unis ne sont pas non plus les seuls à avoir demandé ce genre d'accès à des entreprises du net. De telles mesures ont été mises en place dans plusieurs pays à peu près en même temps que les lois anti-terrorisme...

Mais la France aussi a demandé des backdoor !

Lors d'une conference donnée au SSTIC 2004, une personne dans la salle avait demandé à un représentant de Microsoft si sa société avait mis en place une backdoor à la demande de la NSA ? Le représentant de Microsoft a été clair : "pour la NSA je ne sais pas, je travaille pour Microsoft France. Mais la Défense française nous l'a demandé et nous l'avons fait".

A lire aussi mon billet sur Windows 7

No comment...

mardi 26 janvier 2010

Des virus qui font du racket

Un cheval de Troie et des SMS : voici le duo de choc qui fait des ravages en ce moment en Russie et en Ukraine. Le cheval de Troie en question s'appelle Winlock.

C'est la bête noire des éditeurs d'antivirus et des internautes qui vont sur des sites porno !


Une fois installé sur l'ordinateur, ce code malveillant bloque le système d'exploitation Windows. Impossible de lancer une analyse par l'antivirus ou un autre logiciel de sécurité.

Pour s'en sortir, l'internaute doit envoyer un SMS payant (sur l'écran du PC, le pirate affiche le numéro à composer...) afin de recevoir un code de désactivation du cheval de Troie.

Selon l'éditeur de sécurité russe Doctor Web, qui a créé un site spécial en russe et en anglais, ce code malveillant aurait touché des millions d'internautes.

L'éditeur publie une solution pour éradiquer la bête qui sévit sur Windows.

La menace pourrait ensuite concerner d'autres pays et peut-être la France car peu de logiciels de sécurité sont capables de le détecter et de le bloquer.

vendredi 22 janvier 2010

Les meilleurs navigateurs web





Pris dans la tempête mediatico-demago de l'affaire Google China, Microsoft vient de publier un correctif pour son navigateur Internet (version 6, 7 et 8).

Si vous avez configuré Windows pour qu'il se mette à jour automatiquement vous n'avez rien à faire. Sinon, il faut lancer "Windows Update" (accessible depuis le menu « Démarrer/Tous les programmes » de Windows).

Cette correction ne doit pas vous empêcher d'aller voir ailleurs et de tester d'autres navigateurs parmi lesquels Firefox bien sûr mais il y a aussi l'excellent Opera et Google Chrome (ou sa version libre appelée Chromium).

Essayez Chromium : rapide, efficace, disponible en français et sans Google Big Brother !!

En effet, Google Chrome, c'est Chromium plus le nom et logo Google, un système de mise à jour automatique appelé GoogleUpdate et RLZ, qui informe Google de la façon dont vous avez installé Google Chrome.

La sécurité informatique : un état d'esprit

Malgré l'évolution des techniques antivirales, les codes malveillants ne cessent de se multiplier et de se répandre sur tous les réseaux, filaire et sans fil (wi-fi). Aujourd'hui, ce sont les ordinateurs. Demain, les virus se multiplieront sur les smartphones ou des TabletPC.
Certains codes malveillants sont très perfectionnés. Mais les plus "efficaces" reposent sur des techniques rudimentaires. Plus le piège est gros, plus l'arnaque marche. C'est le cas du spam et du phishing (imitation d'un site de banque par exemple). Les techniques d'ingénierie sociale visant les points « faibles » de l'utilisateur seront toujours plus efficaces qu'un code malveillant.

« La sécurité est vue comme une logique de produits développée par les éditeurs alors qu'il s'agit d'un d'état d'esprit », rappelle Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.

En plus d'installer ces logiciels de sécurité (antivirus, antispam, parefeu...) et de les mettre à jour en permanence (ainsi que le système d'exploitation du PC), l'utilisateur doit donc être vigilant et ne pas cliquer sur n'importe quelle pièce jointe ou lien internet. Il doit aussi utiliser différents mots de passe efficaces, c’est-à-dire difficiles à trouver (composés de lettres en majuscule, minuscule, de chiffres et de symboles).