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jeudi 22 avril 2010

McAfee prend un fichier Windows pour un virus

Très belle publicité pour McAfee ! L’un des principaux éditeurs d’antivirus a énervé bon nombre d'entreprises et de particuliers avec son bug. Son antivirus a pris un fichier Windows (svchost.exe)… pour un code malveillant.

C'est ce qu'on appelle un "faux-positif".

Résultat : une mise en quarantaine automatique du fichier et une belle galère pour les utilisateurs de ce logiciel : plantage et redémarrage en boucle sous Windows !

Rapidement, McAfee a corrigé le bug.

Ce n'est pas la première fois que cet éditeur (mais il n'est pas le seul) est confronté à ce genre de plantage.

A vouloir aller plus vite que les experts, les éditeurs sortent des antidotes qui n'ont pas été correctement vérifiées.

Il faudrait peut-être aussi que ces éditeurs, qui investissent beaucoup dans le marketing, mettent un peu plus d'argent dans la R&D et dans le recrutement de vrais experts. Et pas uniquement pour les faire travailler dans leur labo mais aussi pour qu'ils soient au conseil d'administration.

lundi 19 avril 2010

Le baladeur Zune de Microsoft entre les mains des pirates

L’équipe du site ZuneBoards vient d’annoncer la sortie d’un SDK alternatif nommé OpenZDK.

Avec cette boite à outils, il devient possible de réaliser des applications, homebrew et des jeux 3D pour le Zune HD en utilisant pleinement sa puce Tegra !

A la différence des solutions utilisées avec d'autres appareils (comme la PSP ou la DS), cette boite à outils ne remettrait pas en cause la garantie constructeur...

mercredi 14 avril 2010

Windows 7 : des failles repérées et pas corrigées





Windows 7 met-il en péril ses utilisateurs ? Peut-être... Microsoft vante les mérites de son dernier système d'exploitation en mettant en avant, entre autres, son niveau de sécurité.

Or, en consultant les statistiques de Secunia, une société spécialisée dans la détection des failles de sécurité, on peut découvrir que 14 % des vulnérabilités rendues publiques ne sont toujours pas corrigées.

Parmi les failles repérées (qu'en est-il alors de toutes les autres qui ne sont pas rendues publiques...) 57 % ont un niveau élevé selon Secunia. La majorité concernent l'accès au système.

A titre de comparaison, la distribution GNU/Linux Ubuntu n'affiche aucune faille non colmatée. Même constat pour Fedora 12, Opensuse 11.2

Mais la surprise vient de McOS X d'Apple qui présente... 1202 vulnérabilités.

vendredi 2 avril 2010

Microsoft rachète Kaspersky (suite)

Les experts en sécurité l'auront bien sûr deviné : le rachat de l'éditeur russe par Microsoft était un poisson d'avril...

Malgré tout, l'arrivée du géant américain dans le secteur de la sécurité informatique avec son antivirus gratuit Microsoft Security Essentials (je ne parle pas du décevant Onecare...) a secoué le microcosme et a remis en cause le business plan de certains éditeurs qui n'avaient qu'un antivirus.

Pour s'en sortir, beaucoup misent sur les suites de sécurité (qui sont plutôt des fourre-tout que de vrais arsenaux efficaces...) ou sur le concept - fumeux - du cloud computing (l'antivirus n'est plus installé sur le PC mais sur un serveur de l'éditeur, à distance).

Et il y a fort à parier que des rachats dans le secteur de la sécurité vont se multiplier cette année...

A suivre...

jeudi 1 avril 2010

Scoop : Microsoft rachète Kaspersky

Coup de tonnerre dans le monde de la sécurité informatique. Microsoft veut devenir un pro de la sécurité. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il aurait décidé de mettre le paquet en rachetant Kaspersky. Cet éditeur russe, connu et reconnu, pour la qualité de son antivirus, entrerait donc la sphère Microsoft.

Ce rachat n'a pas encore été confirmé mais des sources bien informées en Russie confirment cette opération.

Pour Microsoft, c'est un moyen d'attaquer un marché prometteur : celui de la sécurité des entreprises.

lundi 29 mars 2010

Un cheval de Troie passe par Word

Les virus ne passent pas seulement par les pièces jointes des emails. L'éditeur russe d'antivirus Doctor Web met en effet en garde contre le cheval de Troie (trojan) Trojan.Oficla (appelé aussi myLoader).

Apparu il y a environ six mois, ce code malveillant utilise désormais Microsoft Word pour se dissimuler dans le système.

Ayant contaminé l’ordinateur, le trojan cache son activité nocive en créant un processus winword.exe (si Microsoft Word est installé sur l’ordinateur). Ensuite, il enrôle l’ordinateur dans un réseau botnet, ce qui lui permet de télécharger sans problèmes des logiciels malveillants sur l’ordinateur atteint.

Selon Doctor Web, "différentes modifications de ce trojan sont vendues sur des sites spécialisés aux autres pirates. Leur prix varie entre 450 et 700 dollars".

jeudi 25 mars 2010

Piratez l'iPhone et gagnez 100 000 dollars

Apple et Microsoft vont trembler pendant trois jours. Les chasseurs de primes vont acourrir à la quatrième édition du concours de piratage informatique Pwn2Own qui s'est ouverte le 24 mars à Vancouver (Canada), dans le cadre d'une conférence sur la sécurité.

Histoire d'être repris par de nombreux médias, les organisateurs sont prêts à lâcher 100 000 dollars aux pirates qui auront craqué un logiciel. A priori, l'iPhone OS et Internet Explorer 8 devraient être les premiers à céder...


A suivre...

mardi 23 mars 2010

Pourquoi il faut utiliser Firefox

L'actualité des navigateurs est agitée. L'arrivée de Google, avec Chrome, a réveillé le petit monde des navigateurs.
La révélation de nombreuses failles touchant ces dernières semaines Internet Explorer a aussi jeté un trouble sur le navigateur le plus utilisé dans le monde. Il ne se passe pas une semaine sans la révélation d'une faille plus ou moins grave touchant le logiciel de Microsoft.

Pour être honnête, il faut préciser que les autres navigateurs sont aussi touchés par des vulnérabilités. MAIS il y a une différence de taille : la rapidité des éditeurs à colmater ces brèches dans lesquelles pourraient s'engouffrer des pirates.

En 48 heures, Google et la Fondation Mozilla ont montré qu'ils étaient de bons élèves (ou des as de la com'...). Hier, Google a colmaté de nombreuses failles, plus ou moins inquiétantes, touchant Chrome.

Aujourd'hui, c'est la Fondation Mozilla qui explose le chrono. Mise à l'index par l'Office Fédéral Allemand pour la Sécurité des Systèmes d'Information (Bundesamt für Sicherheit in des Informationtechnik, BSI) - qui avait pointé du doigt il y a quelques semaines certaines versions d'Internet Explorer - la dernière version de Firefox a bénéficié d'une mise à jour "exceptionnelle" (la version 3.6.2).

A la différence de Microsoft, la Fondation Mozilla a très vite réagi. C'est la preuve d'un sérieux et aussi du respect de l'internaute.

Bravo.

mercredi 10 mars 2010

Internet Explorer : nouvelle faille de sécurité

Les internautes qui utilisent, encore, Internet Explorer, devraient se faire du soucis ! Les révélations de failles de sécurité visant ce navigateur web se multiplient.

Ainsi, Microsoft a averti mardi que des pirates informatiques profitaient d'une faille nouvellement mise au jour dans certaines versions anciennes de son navigateur.

Selon une dépêche de l'AFP, la société américaine a précisé que cette faille permettant aux pirates informatiques de lancer des cyberattaques était présente sur les versions IE 6 et IE 7 d'Internet Explorer.

"Nous sommes au courant d'attaques ciblées tentant d'utiliser cette vulnérabilité", a indiqué Microsoft. "Nous allons continuer à surveiller cette menace et mettrons à jour cet avertissement si la situation change".

Des hackers pourraient tirer parti de ce défaut pour prendre le contrôle d'ordinateurs à distance.

Il faut donc encore répéter le même conseil : passez à la concurrence. Elle est diversifiée et de qualité. Il y a bien sûr Firefox mais aussi Opera ou Chrome, plutôt Chromium que je préfère car il n'intègre pas les outils d'espionnage de Google.

Pour être objectif, précisons que la dernière version d'Opera n'est pas non plus parfaite.

La société Secunia, spécialisée dans les failles de sécurité logicielles, vient d'annoncer qu'une faille importante - évaluée à 4 sur 5 sur son barème - touchait ce navigateur.

Cette faille permettrait d’exécuter du code malveillant à distance. Mais Windows Vista et 7 seraient capable de réduire les dégâts engendrés par cette faille, si celle ci venait à être exploitée, grâce au Data Execution Prevention.

Résultat de cette révélation de Secunia : la sortie de cette dernière version d'Opera sur GNU/Linux est retardée. Une version Mac devrait arriver prochainement.

mardi 9 mars 2010

Des virus dans des appareils neufs

L'info n'est pas une surprise mais elle a fait le tour de la presse. Comme l'explique 01net, "dans un communiqué publié vendredi 5 mars 2010, la société reconnaît que l'un de ses appareils de recharge de piles, utilisant le port USB des ordinateurs, est à l'origine d'un problème de sécurité informatique".


Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise est confrontée à ce genre de mauvaise publicité (même si à mon avis, les effets de cette mauvaise publicité auront peu d'impacts sur le grand public...).

Depuis quelques années, la presse se fait en effet l’écho d’appareils neufs qui contiennent des virus.

Ce fut le cas avec des clés USB de HP. Révélée par l’AsusCERT (Australian Computer Emergency Response Team), l’affaire HP n’est pas une première.

En novembre 2007, Seagate mettait en garde les possesseurs de disques externes Maxtor Basics Personal Storage 3200. D'après l’industriel, certains de ces disques achetés depuis août 2007 pourraient contenir un virus nommé « Virus.Win32. AutoRun.ah ». Il permettrait notamment de voler des mots de passe utilisés dans les jeux en ligne comme World Of WarCraft.

Et la liste commence à être importante...

En 2005, quelques milliers de lecteurs MP3 de Creative vendus au Japon sont infectés par le virus W32.Wullik.B@mm. Heureusement, ce code malveillant n’étant pas sophistiqué et récent, les antivirus ont pu l’éradiquer dès qu’on connectait le périphérique à un ordinateur.

En 2006, certains iPod vidéo d’être livrés avec un cheval de Troie. Dernier exemple en date, des cadres Digital Picture Frame de la marque Insignia cachaient un virus. Même des logiciels professionnels ne sont pas épargnés.

En 2002, la version coréenne du kit de développement Microsoft (Visual Studio.Net) était contaminée par le ver Nimda.

«Il ne s’agit pas d’une vague de virus dangereux. C'est la preuve que les industriels n'ont pas du tout sécurisés leurs chaines de production. Certains d’entre eux n'utilisent aucun antivirus. Nous avons pu le vérifier par nous même : un virus autorun était présent sur chaque clef USB qu'on avait commandée à une entreprise. Heureusement, notre antivirus l'avait repéré », déclare Boris Sharov, Pdg de l’éditeur russe Doctor Web.

jeudi 4 mars 2010

Un réseau de 13 millions de PC piratés : comment être protégé

La police espagnole a mis la main sur trois pirates qui avaient mis sur un pied un vaste réseau d'ordinateurs zombies. Au total, 13 millions de PC répartis dans 190 pays servaient à des attaques de toute sorte...

Ce réseau a réussi à récupérer des données personnelles (numéro de carte bancaire, mots de passe...) et confidentielles d'entreprises.

Mais comment éviter de tomber dans les mailles du filet d'autres réseaux de PC zombies ?

Voici quelques mesures indispensables permettant de limiter les risques d'être infecté :

- Ne cliquez JAMAIS sur une pièce jointe (ou un lien web) d'un email envoyé par un inconnu
- FAITES TOUJOURS ANALYSER les pièces jointes par un antivirus AVANT de l'ouvrir.
- Mettez à jour de façon automatique TOUS VOS LOGICIELS et votre système d'exploitation
- Installez un BON ANTIVIRUS (voir ceux qui ont le mieux réussi le concours iAwacs...)
- Configurez cet antivirus pour qu'il soit mis à jour de façon automatique le plus souvent possible
- Faites une analyse complète et détaillée de votre PC une fois par semaine
- Installez un antispam
- Sauvegardez vos données personnelles (ou confidentielles) sur un disque dur externe jamais connecté (ou très peu) à internet.
- Chiffrez vos données confidentielles
- Utilisez des mots de passe "forts"
- Changez régulièrement vos mots de passe "forts"
- Passez sous GNU/Linux qui présente moins de failles de sécurité que Windows.
- Ne répondez JAMAIS à des emails (envoyés par votre FAI, votre banque, Microsoft, eBay...) vous demandant de retaper vos données confidentielles quel que soit le prétexte.

Et n'oubliez pas que la meilleure protection reste votre vigilance.

mardi 2 mars 2010

Faux antivirus Microsoft, vrai virus !

Est-ce la rançon du succès ? Des pirates ont imaginé un faux antivirus de Microsoft... payant.

Depuis quelques mois, les possesseurs de Windows peuvent en effet installer Security Essentials, l'antivirus... gratuit de Microsoft.

Mais des petits malins ont décidé d'infecter les ordinateurs des internautes avec un faux logiciel de sécurité imitant celui de Microsoft.

Pour piéger les pauvres internautes, les escrocs avancent un prétexte bidon : Microsoft Security Essential ne serait qu’une version de démonstration dont la durée d’utilisation était parvenue à expiration. Il faudrait donc acheter la version payante.

C'est faux. Si vous voulez installer et utiliser l'antivirus de Microsoft, allez uniquement sur ce site officiel

Internet Explorer : de plus en plus dangereux

Les internautes qui surfent encore avec Internet Explorer sont soit masos, soit naïfs ou enfin soit mal informés.

Utiliser ce navigateur est comme rouler avec une voiture pas révisée depuis des années et qui a plein de problèmes mécaniques.

La dernière information de Microsoft devrait en tous les cas convaincre les internautes d'arrêter d'utiliser Internet Explorer.

Microsoft a en effet publié le 28 février sur son blog MSRC/Technet.com une nouvelle alerte de sécurité frappant son logiciel de navigation et le module Winhlp32.

L’exploitation de la brèche se fait en invoquant winhmp32.exe depuis Internet Explorer 6,7,ou 8 en utilisant VBScript. Une fenêtre apparait sur l’écran de l’internaute victime qui est invité à presser la touche F1, laquelle est normalement dédiée à l’affichage du fichier d’aide. C’est à ce moment-là que la faille est exploitée.

Résultat, un cheval de Troie peut s'y engouffrer et rendre ingérable le PC.... De nombreux outils proposés par des éditeurs d'antivirus détectent le code malveillant mais n'arrivent pas à l'éradiquer.

Passez à la concurrence : Firefox, Chrome (ou Chromium pour ne pas être espionné par les outils de Google) et Opera.

jeudi 25 février 2010

Microsoft traque les versions pirates de Windows 7


Depuis quelques jours, Microsoft a décidé de faire du ménage. Dès que vous avez lancé Windows 7 et cliquez sur l'icône d'un compte, un message vous propose d'activer votre système d'exploitation (voir notre capture prise cet après-midi).

L'éditeur a commencé à déployer via Windows Update, son nouveau système d’anti piratage de son dernier OS. Cette mise à jour baptisée « Windows Activation Technologies Update » est capable de détecter 70 hacks / cracks concernant l’activation de Windows Seven mais aussi et surtout les copie non originales.

L'activation est une technologie anti-piratage qui vérifie la clé de produit de la copie de Windows 7 est en cours d'exécution sur votre ordinateur.
La clé de produit est un code de 25 caractères se trouve sur l'étiquette certificat d'authenticité ou sur la preuve de l'étiquette de licence.

Selon Microsoft, cette opération vise pour l'instant Windows 7 Home Premium, Professionnal, Ultimate et Enterprise.

Vous n'êtes pas obligé d'activer Windows 7. Dans ce cas, certaines fonctionnalités ne seront plus opérationnelles, principalement des mises à jour.

Si par contre, vous souhaitez le faire, voici la procédure :

1.Cliquez sur Démarrer et tapez Windows Update dans la zone de recherche des programmes et des fichiers et appuyez sur ENTRÉE.
2.Cliquez sur modifier les paramètres.
3.Sous mises à jour importantes, sélectionnez installer les mises à jour automatiquement (recommandé), puis cliquez sur OK.

Lorsque cette mise à jour est installée, il effectue une procédure de validation pour la copie de Windows est en cours d'exécution sur votre ordinateur. Toutefois, ce processus de validation n'affecte pas les fonctionnalités de Windows. Le processus de mise à jour se termine silencieusement si elle ne détecte aucune erreur de validation, exploitations d'activation, ou modifié des fichiers.

lundi 15 février 2010

Linux a moins de failles de sécurité que Windows

Grosse frayeur dans le monde GNU/Linux. Le 10 février, Canonical (la société qui gère Ubuntu) a annoncé la sortie d'une mise à jour de sécurité pour le noyau des versions suivantes : 6.06 LTS (Dapper Drake), 8.04 LTS (Hardy Heron), 8.10 (Intrepid Ibex), 9.04 (Jaunty Jackalope) and 9.10 (Karmic Koala).

Cette mise à jour concerne également Kubuntu, Edubuntu et Xubuntu (trois versions dérivées d'Ubuntu, elle-même dérivée de Debian...), et elle corrige 10 importantes failles de sécurité découvertes par plusieurs hackers à l'intérieur des paquets du noyau Linux.

Les fans de Windows adorent ce genre d'annonce. Pour eux, c'est un prétexte pour dire que les systèmes d'exploitation de Microsoft sont plus sûrs !

La réalité n'est pas aussi tranchée.

Le noyau Linux et les distributions GNU/Linux présentent des vulnérabilités. C'est un fait. Une des raisons que l'on peut avancer est que de nombreuses distributions GNU/Linux cherchent à sortir de nouvelles versions tous les semestres. Pour des experts en sécurité, c’est le modèle de Microsoft appliqué au libre qui ne va pas.

Selon le cabinet de sécurité Secunia, spécialisé dans les failles, ses statistiques 2010 concernant Linux Kernel 2.6.x affichent 207 "Secunia advisories" (5% ne seraient pas corrigées) et 400 vulnérabilités.

En face, Windows Vista présente, depuis le début de cette année, 87 "Secunia advisories" (6% ne sont pas corrigées) et 161 vulnérabilités.

Windows Seven démarre fort puisque les relevés de Secunia indiquent déjà "11 Secunia advisories" et 17 vulnérabilités. Plus inquiétant, 18% des mises en garde de Secunia ne sont pas encore corrigées !

Quant à Windows XP, il affiche 279 "Secunia advisories" (12% non patchées) et 322 vulnérabilités.

Les comparaisons de statistiques peuvent être interprétées de plusieurs façons.

Mais il est intéressant de noter qu'Ubuntu, distribution GNU/Linux la plus connue du grand public, affiche 33 "Secunia advisories" et 105 vulnérabilités pour 2010. MAIS, toutes les failles sont corrigées !

C'est peut-être la différence essentielle entre Windows et GNU/Linux : la rapidité à combler des failles et à les detecter

"D'un côté, les choses sont gérées rapidement et, en plus, le système étant ouvert, il est audité facilement, régulièrement et rapidement. Quid de Microsoft qui ne publie rien et a une gestion plus qu'opaque des correctifs. Pour simplifier : "acceptez tous les patches le premier mardi du mois et faites nous confiance". En fait, pour quelques failles repérées dans GNU/Linux ou Windows quel est pourcentage de failles existantes pour les deux OS. A mon avis, pour GNU/Linux, nous sommes très probablement proche des 100% alors que pour Windows, je ne ferai aucun pronostic...", déclare Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.

Mais au-delà de ce constat, il ne faut pas oublier que le maillon faible reste l'utilisateur. Même s'il travaille sous Ubuntu, Fedora ou Debian, il n'est pas protégé à 100% s'il fait des erreurs : travailler avec le compte administrateur, ne pas mettre à jour sa distribution, installer des logiciels depuis des sites, avoir des mots de passe trop faibles...

Une distribution GNU/Linux semble donc plus sûre. A condition de ne pas faire n'importe quoi !

jeudi 28 janvier 2010

N'écrivez pas à Ben Laden avec Gmail !

On vous espionne ! Selon un article de CNN de l'expert en sécurité Bruce Schneier, il semblerait que les pirates, qui ont attaqué Google China, soient passés par une backdoor de Gmail.

Pour simplifier, une backdoor, est une porte d'entrée laissée, volontairement ou pas, pour accéder à une application. Mais l'utilisateur lambda n'est pas au courant de l'existence de cet accès...

Le plus inquiétant est que cette backdoor de Gmail a été requise par les autorités judiciaires américaines. En clair, l'Etat américain a demandé, et obtenu, que Google lui donne un accès à son trafic. De quoi faciliter ainsi la tâche de la NSA qui peut ainsi surveiller les emails échangés via Gmail.

Autre raison d'être inquiet : cette backdoor n'était pas très sécurisée puisque des pirates s'y sont engouffrés...

Par conséquent, il ne faut mieux pas écrire à Ben Laden en utilisant le service de messagerie de Google ;-)

Mais Google n'est pas la seule société à avoir accepté (avait-elle le choix....) la mise en place d'une backdoor. Et les Etats-Unis ne sont pas non plus les seuls à avoir demandé ce genre d'accès à des entreprises du net. De telles mesures ont été mises en place dans plusieurs pays à peu près en même temps que les lois anti-terrorisme...

Mais la France aussi a demandé des backdoor !

Lors d'une conference donnée au SSTIC 2004, une personne dans la salle avait demandé à un représentant de Microsoft si sa société avait mis en place une backdoor à la demande de la NSA ? Le représentant de Microsoft a été clair : "pour la NSA je ne sais pas, je travaille pour Microsoft France. Mais la Défense française nous l'a demandé et nous l'avons fait".

A lire aussi mon billet sur Windows 7

No comment...

mercredi 27 janvier 2010

Pourquoi passer sous Linux ou Windows ?

Linux, c'est nul ! Linux, c'est bien ! Windows, c'est nul, Windows, c'est bien !

Ces affirmations tranchées ne valent rien. Chacun se fait sa propre opinion en partant de son expérience.

Après mon billet dans lequel je demandais s'il fallait mieux être sous Windows ou sous Linux pour être protégé contre les virus, des visiteurs m'ont demandé pourquoi être sous GNU/Linux tout simplement ?

Voici donc pourquoi je suis passé sous GNU/Linux depuis fin décembre 2008 :

1-Par curiosité et envie de tester des distributions GNU/Linux afin de savoir - un peu - de quoi je parle.

2-Parce que j’en avais marre de faire des défragmentations régulières sous XP, Vista et 98. Parce que j'en avis marre d'attraper des codes malveillants (que celui qui a un PC sous Windows sans un seul code malveillant me contacte; ça m’intéresse…), même en faisant attention. Parce que j'en avais marre d’être obligé d’avoir une panoplie de logiciels de sécurité plus ou moins efficaces…

3-Parce que j’en ai marre aussi de l’hégémonie de Microsoft. Demain, j'en aurais peut-être marre de l'hégémonie de Google et de son côté Big Brother (pas de son côté technique car il faut reconnaître que la plupart de ses applications tournent bien).

Résultat, je suis passé sous GNU/Linux fin décembre 2008.

Bilan rapide :

1- Ca marche, dès l’installation et les mises à jour terminées, pour faire de la bureautique, du surf et récupérer ses emails. Trois applications qui correspondent à 90% des fonctions que font M. et Me Michu ! Et de moi !

2- Quelques soucis avec certaines distributions
et principalement Opensuse (trop lourd, trop complet et pas assez explicite) et Fedora (pas vraiment d’affinités avec la communauté suite à quelques échanges avec le forum).

Aujourd’hui, j’ai un PC de bureau en dual boot Ubuntu/Seven et un PC portable Debian/Mandriva/Vista. Concernant la mise à jour d’Ubuntu de 9.04 à 9.10, elle ne m’a posé aucun soucis si on suit les conseils de Canonical : mettre à jour d’abord sa configuration et les logiciels déjà installés et passer ensuite à la version suivante.

Néanmoins, tout n’est pas parfait sous GNU/Linux pour un amateur comme moi.

Il faut être motivé lorsqu’on est confronté à quelques soucis.

Ce fut le cas avec l’installation de Virtualbox et la gestion des périphériques USB (un grand merci aux deux personnes du forum Mandriva qui m’ont aidé tout le week end dernier). Ce fut aussi le cas à mes débuts avec l’accès cauchemardesque à mon 2e disque dur interne (un grand merci à Christophe, Cyril et Claude).

Un peu de galère aussi pour synchroniser mon agenda et mes contacts Evolution avec mon iphone. Là aussi, après quelques déboires, j’ai trouvé sur le forum Ubuntu une personne qui a fait un tutoriel très clair. Merci.

Il me reste néanmoins un soucis
: Canon (comme d'autres fabricants...) ne livrant pas beaucoup de drivers pour GNU/Linux, je galère pour faire tourner ma pixma MP550. Malgré de nombreuses heures sur des forums et l’essai de nombreux drivers, rien n’y fait : j’imprime via Seven sous Virtualbox.

Bref, je suis content d’avoir découvert ces distributions GNU/Linux et cette communauté. Pour faire juste de la bureautique (et avoir la chance que son imprimante et ses quelques périphériques disposent de drivers Linux fournis par leurs fabricants…) et du surf, Ubuntu, Mandriva et Debian sont parfaits pour le grand public et cette fameuse Me Michu.

vendredi 22 janvier 2010

Les meilleurs navigateurs web





Pris dans la tempête mediatico-demago de l'affaire Google China, Microsoft vient de publier un correctif pour son navigateur Internet (version 6, 7 et 8).

Si vous avez configuré Windows pour qu'il se mette à jour automatiquement vous n'avez rien à faire. Sinon, il faut lancer "Windows Update" (accessible depuis le menu « Démarrer/Tous les programmes » de Windows).

Cette correction ne doit pas vous empêcher d'aller voir ailleurs et de tester d'autres navigateurs parmi lesquels Firefox bien sûr mais il y a aussi l'excellent Opera et Google Chrome (ou sa version libre appelée Chromium).

Essayez Chromium : rapide, efficace, disponible en français et sans Google Big Brother !!

En effet, Google Chrome, c'est Chromium plus le nom et logo Google, un système de mise à jour automatique appelé GoogleUpdate et RLZ, qui informe Google de la façon dont vous avez installé Google Chrome.

mercredi 13 janvier 2010

Des virus bloquent Windows

Windows est vraiment la cible préférée des pirates. Au mois de décembre, on a vu apparaître de nouvelles modifications des Chevaux de Troie bloquant Windows qui utilisent de nouvelles méthodes de protection contre la détection.

L'éditeur russe Doctor Web classifie ces logiciels comme Trojan.Winlock. Ces derniers mois, ce procédé aidant à s’emparer de l’argent des utilisateurs-victimes est devenu un des plus populaires en Russie et en Ukraine.

Une fois activé, ce type de logiciels malicieux empêche la mise en marche des utilitaires destinés à les analyser et peut aussi provoquer un arrêt forcé du fonctionnement de l’ordinateur. Pour empêcher leur élimination à la main, ces Trojans créent une multitude de copies de leurs fichiers dans les dossiers système Windows. Parfois même, le nom du processus lancé par le logiciel malicieux ne correspond pas à celui du fichier exécuté.

lundi 14 décembre 2009

Failles de sécurité et "exploits"

PRECISIONS :
Contrairement à ce que j'ai écrit dans la première version de ce billet, le site en question n'a pas été condamné pour avoir rendu public une faille de sécurité mais pour avoir diffusé ce que les experts en sécurité appellent un "exploit", c’est-à-dire un programme permettant d’exploiter une ou des failles de sécurité.

Comme le précise Eric Freyssinet, officier de gendarmerie, sur son blog : " On notera que ni Microsoft, ni le CERTA n’ont été poursuivis pour avoir diffusé les informations sur les dites failles, c’est une reconnaissance implicite de la légitimité de l’information sur les failles de sécurité".


Voici donc ci-dessous, une version corrigée et actualisée :

Internautes, dormez tranquille, vos logiciels présentent des failles de sécurité mais personne (ou presque) n'est au courant !

La révélation publique de la découverte d'une vulnérabilté non corrigée concernant un logiciel s'appelle le "full disclosure".

Lors d'une audience publique du 27 octobre, un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de Cassation a précisé que la diffusion d'une faille n'est pas illégale.

C'est la diffusion d'un "exploit" qui est interdit.

Cette décision est l'aboutissement d'une affaire remontant à 2005. A cette époque, une société de Montpellier est condamnée à 1000 euros d'amende pour avoir mis en ligne une vulnérabilité visant les logiciels Microsoft, la fumeuse vulnérabilité dite Windows Metafile (WMF), un format d'image.

Cette société avait publié sur son site la découverte de cette faille mais SURTOUT un "exploit" quelques jours avant la publication des patchs de correction par Microsoft, en janvier 2006.

Les juges de la plus haute instance juridique francaise s'appuient sur l’article 323-3-1 du code pénal. Cet article « réprime le mise à disposition d’équipement, d’instrument ou de programme informatique conçus ou adaptés pour commettre des atteintes aux systèmes de traitement automatisé des données »