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mardi 23 février 2010

Protégez votre routeur contre Chuck Norris


Chuck Norris ne fait pas dans la dentelle. Comme dans la série, ce ver va droit au but : il infecte les routeurs et modems fonctionnant sous Linux comme les nombreux modèles de D-Link ou Linksys.

Repéré par des chercheurs techèques et des experts de l’Académie Militaire de Brno, ce code malveillant profite d'une lacune évidente mais très généralisée : une configuration du matériel en question pas assez protégée. Et comme dans bien des cas, le mot de passe d’accès à la console d’administration créé par le fabricant (du genre 1234) n'a pas été modifié par l'utilisateur.

Pour éviter d'être contaminé, il est donc impératif de changer immédiatement (et régulièrement) le mot de passe de son routeur. Il faut utiliser des mots de passe "forts" comme je l'ai expliqué plusieurs fois sur ce blog.

Les routeurs D-Links sont régulièrement mis à l'index ces derniers temps.

Il y a quelques semaines, trois modèles (DI-524, DIR-628 et DIR-655) de routeurs commercialisés depuis 2006 ont été affectés par une faille de sécurité. Cette vulnérabilité touchait le protocole HNAP (Home Network Administration Protocol) qui permet d'améliorer l'authentification des utilisateurs via un code Capcha. Des attaquants locaux et externes pouvaient exploiter la faille afin d'accéder aux paramètres réseau du routeur.

Ce n'est pas la première fois que le système Capcha des routeurs D-Link est mis en cause. Instaurée à la mi mai 2009, suite à la publication sur Internet des mots de passe « usine » du constructeur, cette protection n'a tenu que quelques jours. Le site américain hackaday.com avait trouvé une faille sur le DIR-628 qui permettait de trouver la clé WPA (Wi-Fi Protected Access ).

Plus grave, une autre faille de sécurité avait touché sept produits (dont le DI-524 qui est encore concerné aujourd'hui) en février 2006. Cette fois, la vulnérabilité concernait la gestion UPnP (Universal Plug and Play), un ensemble de protocoles permettant à des systèmes et des équipements d'être mis en réseaux et de collaborer, sans configuration préalable. Cette faiblesse permettait de prendre le contrôle de tout le trafic réseau.

dimanche 6 décembre 2009

Comment bien gérer ses mots de passe











Avoir des mots de passe "forts" est une obligation. C'est ce que montre mon précédent billet relatant une étude de Microsoft.

Problème : s'il facile de créer des mots de passe plus difficiles à découvrir, il est par contre difficile de s'en souvenir ! Il y a bien les fameux Post It mais ce n'est pas l'idéal en matière de protection des données (quoique...).

Il existe une solution gratuite, en francais et simple à utiliser : KeePass Password Safe dont la dernière version en date est disponible depuis le 5 décembre. Ce logiciel permet de gérer (et donc de protéger) tous vos mots de passe. Ils sont protégés avec une passphrase. En un mot : un seul mot de passe bloque l'accès à tous les autres enregistrés par ce programme.

Il ne reste plus qu'à entrer dans KeePass ses différents mots de passe pour Facebook, Twitter, site de banque, votre compte email...

Lorsqu'un site ou une application vous demandera le mot de passe, vous devrez lancer KeePass et double cliquer sur votre mot de passe puis le coller dans votre application. Vous pouvez même programmer la fonction Auto Type. Cette fonction permet d’automatiser la procédure d'identification.

Les bons mots de passe pour être protégé

Petite piqûre de rappel très utile donnée par le centre de sécurité de Microsoft, le Malware Protection Center : pour réduire les risques dêtre la victime d'un pirate il faut utiliser un mot de passe "fort".

Pour rappel donc, un mot de passe "fort" comporte OBLIGATOIREMENT des lettres en majuscule et minuscule, des chiffres et des symboles.

Exemple : MtZ87!+j45.

Pour savoir si le vôtre pourrait résister à la "curiosité" des pirates, vous pouvez aller sur le site Password Checker de Microsoft.

Pourquoi cette piqûre de rappel ? Parce que bon nombre d'internautes continuent à employer des mots de passe basiques. La preuve, le centre de sécurité du géant américain a fait travailler ses ordinateurs en analysant les statistiques des attaques exécutées contre son serveur FTP factice (un "honeypot", un pot de miel qui attire tous les codes malveillants trainant et les pirates).

L'éditeur s'est concentré sur les attaques automatisées par dictionnaires dont la finalité est de trouver un mot de passe ou une clé d'accès à un service.

Comme le précise ZDnet, "Les mots de passe et identifiants les plus souvent utilisés dans ces attaques sont tous très communs et ne doivent en aucun cas être adoptés. En fait, dans la plupart des cas, ce ceux sont paramétrés par défaut et qui n'ont jamais été changés par les utilisateurs comme par exemple "password","123456" ou "Administrator" et "Administrateur".

A vous de changer vos mots de passe...