mercredi 16 décembre 2009

Alerte aux faux antivirus






Tout le monde doit installer un antivirus. Mais pas n'importe lequel et surtout pas un faux antivirus. Or, ces faux logiciels de sécurité se multiplient sur le web.

En un an, Symantec a ainsi détecté 43 millions de tentatives d'installation de faux antivirus.

Selon l'éditeur russe de sécurité Doctor Web, " les faux antivirus sont devenus la source principale de profit des créateurs de virus".

Selon cet éditeur, "la plupart des faux antivirus se propagent dans des fichiers install.exe, compressés en ZIP. Cette archive est présentée comme une mise à jour du système de messagerie utilisé (le message est envoyé de la part de l’administrateur du serveur de messagerie utilisé) ou comme une mise à jour du client de messagerie Microsoft Outlook.
L’utilisateur est alors informé de l’augmentation de menaces et est invité à télécharger cette soi-disant mise à jour pour mieux se protéger. En réalité, il télécharge le faux antivirus qui, au redémarrage de l’ordinateur, fera croire à une attaque et entraînera l’utilisateur à acheter un (faux) outil de protection".

Selon le FBI, qui vient de lancer une campagne aux Etats-Unis pour sensibiliser les internautes, ces faux antivirus sont vendus entre 30 et 100 € !

En clair, ne cliquez jamais sur une pièce jointe envoyée par un quelconque service de sécurité ou un éditeur d'antivirus.

Installez un antivirus depuis le site offciel de l'éditeur ou achetez-le en magasin.

Faille dans Adobe

Symantec a découvert qu'un cheval de Troie circule actuellement caché dans des fichiers PDF attachés à des emails.

"Le programme malveillant libère un fichier identifié sous le nom Trojan.Pidief.H qui permet une prise de contrôle à distance de l'ordinateur infecté", explique le site Zdnet.

Problème : cette faille ne sera corrigée que le 12 janvier 2010 !

En attendant, les utilisateurs sont invités à désactiver JavaScript en allant dans les préférences d'Acrobat et de Reader. Les plus aguerris peuvent utiliser l'application JavaScript Blacklist Framework qui permet de sélectionner les fonctions JavaScript à désactiver.

Mais les pirates profitent déjà de cette brèche pour balancer leurs codes malveillants.

Cet exemple confirme que l'arrêt de la Cour de cassation concernant la publication de failles de sécurité aura des répercussions négatives.

Aux yeux de nombreux experts, le "full disclosure" apparait en effet comme un moyen efficace pour inciter les éditeurs à corriger rapidement des failles de sécurité.

"Le jour où il y aura un problème de sécurité avec des conséquences graves, on pourra incriminer le chercheur pour mise en danger informatique d’autrui en ne révélant pas publiquement un problème de sécurité. N’y a-t-il finalement pas une obligation civique d’en informer le public ?», se demande Eric Filiol, Directeur de la recherche de l’ESIEA (École Supérieure d’Informatique Electronique Automatique) et du laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles.

Rien ne sert, en effet, de convaincre le grand public et les entreprises à s'équiper en logiciels de sécurité et à mettre à jour tous leurs logiciels, si les éditeurs ne font pas correctement leur travail !

Téléphones mobiles et jeux en ligne : nouvelles cibles des pirates






C'est la rançon du succès. Les smartphones et les jeux en ligne séduisant de plus en plus de personnes, il est logique que les pirates préparent des attaques visant ces deux domaines en pleine expansion.

L'éditeur de sécurité russe Doctor Web nous apprend ainsi que "plusieurs lettres d’information en russe traitant de logiciels destinés à surveiller les utilisateurs de téléphones mobiles" ont été repérées en novembre. Le but de ces lettres était la diffusion de programmes nocifs pour le vol de mots de passe.

Les pirates commencent d'ailleurs à passer de la théorie à la pratique.

"Au début du mois de novembre, un message électronique a été diffusé, prétendant fournir un logiciel permettant de trouver l'emplacement exact du propriétaire de n'importe quel téléphone portable. Des victimes potentielles ont été attirées par l’opportunité d’essayer ce programme gratuitement", précise Doctor Web. En réalité, un fichier exécutable (Trojan.PWS.AccHunt.11) cherchait des mots de passe.

Autre cible : les jeux en ligne.

En Russie, le jeu en ligne « Dance City » est très populaire. "Les pirates, connaissant toutes les particularités du jeu, proposaient aux joueurs des logiciels sensés leur permettre d’augmenter chaque jour la somme sur leur compte virtuel, et obtenir ainsi des privilèges d’administrateur du jeu, ainsi que d’autres possibilités qui auraient pu leur être utiles dans cette ville", indique Doctor Web.

Outre le vol de l'argent des utilisateurs, les pirates propagent des programmes prétendus gratuits, qui en fait leur permettent de s’introduire dans le système du jeu. De plus, ils diffusent avec cela divers logiciels malicieux, citons par exemple le cas de la diffusion du BackDoor.Dax.47.

Enfin, les réseaux sociaux sont devenus le nouveau terrain de chasse des escrocs. "En novembre les utilisateurs de MySpace sont devenus une nouvelle cible des pirates. Tout comme les utilisateurs de Facebook, ils reçoivent des messages leur signalant que le mot de passe pour l’accès au réseau social a été modifié pour des raisons de sécurité et qu’il s peuvent le trouver dans le fichier archivé attaché.
Dans d’autres messages, il leur est proposé de télécharger un utilitaire capable d’apporter lesmodifications nécessaires pour que l’utilisateur puisse réussir à ouvrir sa session sur le site du réseau social. En réalité, le lien de téléchargement conduit à un site Web créé par des cybercriminels", précise Doctor Web.

lundi 14 décembre 2009

Failles de sécurité et "exploits"

PRECISIONS :
Contrairement à ce que j'ai écrit dans la première version de ce billet, le site en question n'a pas été condamné pour avoir rendu public une faille de sécurité mais pour avoir diffusé ce que les experts en sécurité appellent un "exploit", c’est-à-dire un programme permettant d’exploiter une ou des failles de sécurité.

Comme le précise Eric Freyssinet, officier de gendarmerie, sur son blog : " On notera que ni Microsoft, ni le CERTA n’ont été poursuivis pour avoir diffusé les informations sur les dites failles, c’est une reconnaissance implicite de la légitimité de l’information sur les failles de sécurité".


Voici donc ci-dessous, une version corrigée et actualisée :

Internautes, dormez tranquille, vos logiciels présentent des failles de sécurité mais personne (ou presque) n'est au courant !

La révélation publique de la découverte d'une vulnérabilté non corrigée concernant un logiciel s'appelle le "full disclosure".

Lors d'une audience publique du 27 octobre, un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de Cassation a précisé que la diffusion d'une faille n'est pas illégale.

C'est la diffusion d'un "exploit" qui est interdit.

Cette décision est l'aboutissement d'une affaire remontant à 2005. A cette époque, une société de Montpellier est condamnée à 1000 euros d'amende pour avoir mis en ligne une vulnérabilité visant les logiciels Microsoft, la fumeuse vulnérabilité dite Windows Metafile (WMF), un format d'image.

Cette société avait publié sur son site la découverte de cette faille mais SURTOUT un "exploit" quelques jours avant la publication des patchs de correction par Microsoft, en janvier 2006.

Les juges de la plus haute instance juridique francaise s'appuient sur l’article 323-3-1 du code pénal. Cet article « réprime le mise à disposition d’équipement, d’instrument ou de programme informatique conçus ou adaptés pour commettre des atteintes aux systèmes de traitement automatisé des données »

Une carte pour des achats sans risque sur le net







Acheter sur internet est pour encore de nombreux internautes synonyme de risques : "on va me voler mon numéro de carte bancaire".

Le risque est pourtant minime mais il existe.

Des pirates disposent de nombreuses techniques pour récupérer des données personnelles. Ils n'ont d'ailleurs pas besoin que vous soyez connecté à un site marchand pour "emprunter" votre carte bancaire.

Parmi les techniques mises à disposition des pirates, il y a le "phishing". Derrière ce nom bizzare se cache une technique d'usurpation qui peut être très sophistiquée.
Mais le procédé le plus connu consiste à vous envoyer un faux email de votre banque. Ce courrier, imitant plus ou moins correctement le logo et des informations légales de votre établissement bancaire, vous demande de redonner votre numéro de carte bancaire, sa date d'expiration, vos coordonnées personnelles sous prétexte d'un problème technique ou d'une mise à jour de sécurité de leur système...

Ces raisons sont fausses, seul le piège est vrai !

Pour éviter de tomber dans le panneau, il ne faut pas répondre à ce genre d'email.

Mais d'autres pirates peuvent aussi récupérer des données personnelles stockées sur votre PC en utilisant des codes malveillants développés de façon à traquer ces données dans les moindres recoins de votre ordinateur.

Pour ne pas avoir de données personnelles sur votre PC, vous pouvez utiliser une carte prépayée. Ce n'est pas la panacée, car tout système présente des failles mais cette piste réduit les risques.

Pour rassurer le grand public, Central Telecom a donc la bonne idée de commercialiser Tonéo. C'est une carte de paiement (montants de 5€, 12€, 45€ et 90€) valable sur Internet. Il est possible d’effectuer des achats sur les sites marchands comme Mister Good Deal, PriceMinister, Amazon, 3 Suisses... et bien d’autres encore, sans carte bancaire !

Aucune information personnelle n’est demandée.

C'est une bonne idée.

Il ne reste plus à Toneo qu'à traduire sa page en francais. En cliquant sur "francais", on arrive en effet sur une page en anglais. Pas l'idéal pour aider le grand public !

jeudi 10 décembre 2009

Bien choisir son pare-feu










Un ordinateur c’est comme une maison : il y a plusieurs façons d’y accéder. Par la porte ou par les fenêtres. Pour réduire les risques d’être cambriolé, il est important de fermer les issues.

Même précaution avec votre ordinateur. Il faut même être plus vigilant car il a encore plus de fenêtres et de portes que votre habitation. D’où la nécessité d’installer un programme spécialisé dans la protection de tous ces points d’accès qui présentent autant de moyens d’infiltration.

Appelé firewall (pare-feu en français), il surveille ce qu’on appelle les ports de votre machine. Aucune application (traitement de texte, courrier électronique, mise à jour d’un programme…) ne peut sortir ou entrer sans son feu vert.

Pourquoi filtrer ces accès ? Lorsqu’un pirate a installé un virus sur votre ordinateur, il cherche à récupérer son butin, en l’occurrence vos données personnelles (numéro de carte de crédit, mot de passe…). Pour cela, son code malveillant va lui renvoyer un petit fichier contenant ces précieux Sésames. Il doit donc établir une connexion sortante. Or, beaucoup de pare-feux filtrent peu ou mal les sorties.

Un firewall digne de ce nom doit donc vous avertir (en affichant une petite fenêtre sur l’écran) dès qu’il constate une connexion. Mais pas de précipitation. Il peut s’agir de votre traitement de texte ou de l’antivirus qui essaie de se connecter au web pour une mise à jour.

Comme pour d’autres logiciels de sécurité il faut passer par une période plus ou moins longue d’apprentissage. Vous devez lui apprendre (en cochant des cases d’autorisation automatique par exemple) à reconnaître les bonnes et les mauvaises entrées et sorties. Au bout de quelques jours il affichera moins d’alertes.

Quel pare-feu choisir ?

Voici mes suggestions :

1-Outpost Firewall pro 2010

A chacun son métier ! Créée en Russie en 1999, Agnitum a sorti la première version de son firewall en 2002. Aussitôt, ses qualités ont été saluées par les spécialistes. La version 2010 est toujours à la hauteur de sa réputation.
Ce pare-feu (40 €) bidirectionnel empêche tout accès inapproprié ou malveillant à votre ordinateur à partir de sources internes (réseau local) et externes (Internet). Il a réussi tous les tests de fuite (les fameux « leak tester ») afin d'empêcher la transmission d'informations à partir de votre ordinateur.
Ce logiciel est donc très performant et très complet (il dispose aussi d’un programme anti logiciels espion et d’un contrôle des emails). Son réglage reste abordable par tout le monde grâce à une interface claire et détaillée. Autant dire que vous êtes à l’abri.

2-ZoneAlarm Security Suite

Plus connu qu’Outpost, ce logiciel offre une protection équivalente. Il surveille et bloque le trafic dangereux dans les deux sens et désactive instantanément les programmes malveillants. Il dispose aussi d’un module anti espions et d’un filtrage des pièces jointes aux emails. Particularité intéressante : il détecte automatiquement les réseaux sans fil et protège votre PC des pirates, que vous soyez connecté chez vous ou depuis une borne wi-fi. Son interface est toujours aussi pratique avec un aperçu simple, des boutons de réparation en un clic et des commandes de personnalisation pour les utilisateurs plus expérimentés.
Les joueurs sur PC apprécieront son « Mode Jeux » qui supprime temporairement les alertes de sécurité afin de pouvoir affronter ses adversaires sans être dérangé mais en restant néanmoins protégé.
A noter que ce pare-feu est inclu dans la suite (30 €) de sécurité (antivirus, antispam...)

3-COMODO Internet Security

A la différence des trois autres firewalls, cette version de Comodo est gratuite. On peut très vite régler ce pare-feu et constater immédiatement son niveau de protection. Il permet d’ajouter des règles pour les applications ou le réseau. Petit plus : ce pare-feu intègre aussi un antivirus. C’est une bonne chose mais ses performances n’égalent pas des produits comme Kaspersky ou DrWeb. Enfin, sachez que vous devez vous enregistrer auprès de cet éditeur pour que la licence (bien que gratuite) ne soit pas périmée au bout de 30 jours.

4-Pare-feux Microsoft
L'éditeur a décidé d'inclure un firewall dans Vista et Seven. Même s'ils ne sont pas aussi efficaces qu'Outpost, ces deux logiciels ne déméritent pas et en plus ils sont gratuits.

mercredi 9 décembre 2009

2009, année critique pour la sécurité






Symantec est connu pour son antivirus Norton qui n'a pas que des qualités !

Par contre, les rapports de cet éditeur (n°1 mondial de la sécurité informatique) sont toujours riches d'informations.

Son dernier rapport sur la sécurité MessageLabs Intelligence Report rappelle les principales tendances en 2009 :

- Sécurité Web
En 2009, les statistiques montrent une recrudescence des sites Web malveillants, avec 2 465 sites Web interrompus en moyenne chaque jour contre 2 290 en 2008, soit une hausse de 7,6 %. MessageLabs Intelligence a bloqué les sites Web malveillants de 30 000 domaines distincts. 80 % des noms de domaine bloqués comme malveillants étaient des sites Web légitimes ayant été corrompus, les 20 % restants étant de nouveaux domaines créés délibérément avec du contenu malveillant.

Spam
En 2009, la proportion des e-mails s’avérant être des spams était de 87,7 % (81,2 % en 2008), en augmentation de 6,5 % par rapport à l’année précédente. Les spams images ont culminé en avril, représentant 56,4 % de tous les spams le 5 avril, alors que la moyenne annuelle était de 28,2 %.

- Virus
En 2009, la proportion des e-mails comportant un virus était de 1 pour 286,4 e-mails (0,35 %), soit une baisse de 0,35 % par rapport à 2008 où le chiffre était de 1 pour 143,8 e-mails (0,70 %). Ce recul s’explique par la tendance à développer davantage de variantes (augmentation de 23 % en 2009 par rapport à 2008) mais moins d’e-mails malveillants par souche (environ 5 827 e-mails malveillants par souche en 2009 contre 10 436 e-mails par souche en 2008).

- Phishing
Le nombre d’attaques de phishing était de 1 pour 325,2 e-mails (0,31 %) contre 1 pour 244,9 (0,41 %) en 2008. En 2009, il y a eu plus de 161 milliards d’attaques de phishing en circulation.

A lire attentivement... avant de débrancher son PC et de reprendre sa machine à écrire !