mardi 9 mars 2010

Les éditeurs d'antivirus multiplient les concepts bidons !

On n'arrête pas le progrès. Mi-février, Kaspersky a déposé un brevet qui décrit comment une protection antivirale peut être placée directement dans une puce au sein d’un ordinateur.

Cette puce permettrait de surveiller les échanges s’établissant entre le disque dur d’un côté et le processeur et la mémoire vive de l’autre.

Ce n'est pas la première fois que les éditeurs d'antivirus nous ressortent ce genre de concept.

En 2004, Trend Micro avait lancé son Network VirusWall. Il s'agissait d'une « boîte noire » qui s'installait devant le réseau de l'entreprise et bloquait les vers et les codes malicieux en s'appuyant sur une base de comportements.

A la même époque, AMD avait intégré des fonctions antivirrales directement à sa dernière génération de microprocesseurs. Selon le fabricant, elles étaient capables de bloquer des vers tels que Sasser et MSBlaster sans aucune... signature virale.

Mais ces annonces sont aussi un moyen pour ces éditeurs d'évincer la concurrence puisque leur antivirus seront placés dans le hardware...

Mais pour les spécialistes, ces annonces ne peuvent résoudre le problème de la détection virale et de la protection car il faudra toujours résoudre le casse-tête des mises à jour. Résultat, l'attaque se fera au niveau de l'interface puce. S'il s'agit d'une attaque par rootkit matériel, les pirates pourront contourner cette fameuse puce.

Enfin, dernier écueil : comme l'antivirus de Kaspersky est sur la puce, il faudra bien le charger en mémoire pour qu'il assure une protection. Les attaques auront donc lieu à ce niveau.

Cette annonce de Kaspersky prouve que ces sociétés ont vraiment de l'imagination. Elle prouve aussi que le ridicule ne tue pas !

Sinon, Panda Software le serait depuis longtemps En 2004, l'éditeur avait annoncé Preventium, un antivirus qui analyse en temps réel les actions d'un programme (ouverture de port, accès mémoire, envoi d'email, etc.). Selon l'éditeur, Preventium réussirait à bloquer tous les virus récents sans exception.

Reste que le plus fumeux concept a été imaginé par Symantec. En 2002, l'éditeur a créé un « ordinateur antivirus », le Sara (« Symantec Antivirus Research Automation »). Il était capable de détecter et de combattre automatiquement « 95 % des 200.000 virus qui apparaissent chaque mois ». Depuis Sara est tombée aux oubliettes...

Les pots de miel n'attirent plus les pirates !

Selon des chercheurs de l’université de Floride, en lançant un virus éclaireur, les hackers peuvent vérifier que le réseau qu'ils ciblent est, ou n’est pas, un pot de miel.

Il suffit aux pirates d’utiliser certains ordinateurs comme témoins. Ceux-ci leur permettent de déterminer si l’attaque est bien transmise d’une machine à une autre.

Cette information intéressante, publiée par l'Atelier début mars, prouve que les pots de miel ont une efficacité assez limitée et qu'ils ne permettent plus de bloquer certaines attaques.

Pour des experts que j'ai contactés, "ce genre de procédé est subtil et il prouve que toute protection peut être contournée."

Pour d'autres spécialistes, les pots de miel sont difficiles à gérer et donc inutiles.

Des virus dans des appareils neufs

L'info n'est pas une surprise mais elle a fait le tour de la presse. Comme l'explique 01net, "dans un communiqué publié vendredi 5 mars 2010, la société reconnaît que l'un de ses appareils de recharge de piles, utilisant le port USB des ordinateurs, est à l'origine d'un problème de sécurité informatique".


Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise est confrontée à ce genre de mauvaise publicité (même si à mon avis, les effets de cette mauvaise publicité auront peu d'impacts sur le grand public...).

Depuis quelques années, la presse se fait en effet l’écho d’appareils neufs qui contiennent des virus.

Ce fut le cas avec des clés USB de HP. Révélée par l’AsusCERT (Australian Computer Emergency Response Team), l’affaire HP n’est pas une première.

En novembre 2007, Seagate mettait en garde les possesseurs de disques externes Maxtor Basics Personal Storage 3200. D'après l’industriel, certains de ces disques achetés depuis août 2007 pourraient contenir un virus nommé « Virus.Win32. AutoRun.ah ». Il permettrait notamment de voler des mots de passe utilisés dans les jeux en ligne comme World Of WarCraft.

Et la liste commence à être importante...

En 2005, quelques milliers de lecteurs MP3 de Creative vendus au Japon sont infectés par le virus W32.Wullik.B@mm. Heureusement, ce code malveillant n’étant pas sophistiqué et récent, les antivirus ont pu l’éradiquer dès qu’on connectait le périphérique à un ordinateur.

En 2006, certains iPod vidéo d’être livrés avec un cheval de Troie. Dernier exemple en date, des cadres Digital Picture Frame de la marque Insignia cachaient un virus. Même des logiciels professionnels ne sont pas épargnés.

En 2002, la version coréenne du kit de développement Microsoft (Visual Studio.Net) était contaminée par le ver Nimda.

«Il ne s’agit pas d’une vague de virus dangereux. C'est la preuve que les industriels n'ont pas du tout sécurisés leurs chaines de production. Certains d’entre eux n'utilisent aucun antivirus. Nous avons pu le vérifier par nous même : un virus autorun était présent sur chaque clef USB qu'on avait commandée à une entreprise. Heureusement, notre antivirus l'avait repéré », déclare Boris Sharov, Pdg de l’éditeur russe Doctor Web.

vendredi 5 mars 2010

Menace sur le Wi-fi

Beaucoup de sites ont parlé de la wifi Box. Cet équipement, décrit comme
le "Wifi network unlocker", serait capable de déverrouiller les réseaux
Wi-Fi protégés.

Une arme HADOPI ?


En fait c'est FAUX. Cette grosse antenne très chère (70 dollars) ne fait que casser du WEP. En fait, il ne s'agit que d'une carte wifi très puissante. Ni plus, ni moins.

Les explications sont plus détaillées et claires quand c'est un expert qui en parle !

Par contre, pendant ce temps là, le logiciel Pyrit (capable de casser des passphrase WPA) a bénéficié d'une nouvelle version pour être encore plus rapide...

La preuve :
http://pyrit.wordpress.com/2010/02/18/well-have-to-go-right-to-ludicrous-speed/

Un site du gouvernement francais piraté !


C'est le site Zataz qui révèle ce scoop : deux pirates informatiques, connus sur la toile sous les pseudonymes de Eymz et WaZo, ont rajouté quelques textes à destination de l'administrateur du site "Just alert adminz, it's all for now ", une signature "Hacked by WaZo & eymz", un message pour le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy "sarkozya need patches!", le tout agrémenté d'une photo d'un clown triste et d'une musique techno à vous réveiller un mort.

D'après les informations de ZATAZ.COM, une faille SQLi a permis aux defaceurs de rentrer dans le système.

Cette intrusion sur un site officiel est surprenante car tous ces sites sont effet surveillés par le COSSI que j'ai pu visiter il y a quelques années.

En octobre 2003, la France a mis en place le Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information (COSSI). Il a été créé après l’instauration de Piranet. Il s’agit d’un plan de réaction « en cas d'attaque informatique terroriste d'ampleur » contre l'Etat développé à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Il est placé sous les ordres de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), instituée par décret le 31 juillet 2001 et placée sous l'autorité du Secrétaire général de la Défense nationale, et donc du Premier ministre.

Installé dans des monuments classés "historiques" du quartier des Invalides, le COSSI a officiellement pour mission d’évaluer les menaces pesant sur les systèmes d'information, de donner l'alerte et de développer les capacités à les contrer et à les prévenir.

En un mot, c’est la vigie de l’Etat en matière d’attaques informatiques.

Composé d'une vingtaine personnes, quasiment toutes ingénieurs en informatique, le COSSI veille sur les réseaux et les systèmes d'information de l'Etat et des services publics.

Par exemple plus de 500 sites internet officiels sont surveillés toutes les heures. Objectif : vérifier notamment qu’ils n’ont pas été « défigurés ». selon ce centre, il y aurait environ 4000 actes de defacement en France par an (statistiques ne concernant que les sites en .fr).

Outre la surveillance des sites, cette structure a aussi une mission de prévention. Il aide les ministères à mettre en place des protections et organise des exercices théoriques et réels tous les ans. Un travail de longue haleine. « Nous traitons encore beaucoup de vulnérabilités qui ne sont pas corrigées par les administrations alors que les patchs existent », constate un des responsables de la DCSSI.


MISE A JOUR : à 17 heures, le site econumerique.pme.gouv.fr était inacessible..

Méfiez-vous de Facebook

Les réseaux sociaux, c'est "cool" comme disent les ados : on s'échange des commentaires, des photos, des blagues...

Pour les salariés, c'est le moyen - entre autres - de faire des connaissances et d'entrer en contact avec d'éventuels employeurs.

Mais on échange aussi plein de données personnelles. Une aubaine pour Facebook et les autres. C'est même une mine d'or ou un champ de mines... à retardement.

Selon un document interne de Facebook, le site explique qu'il lui faut entre 2 et 4 semaines pour fournir l'identité complète (email, adresse, ...) d'un internaute concerné par une enquête. Adresse IP, date de naissance, emails connus, compte Messenger ID, numéro de téléphone, adresse et données concernant la période liée à l'activité illicite.

No comment...

jeudi 4 mars 2010

Un réseau de 13 millions de PC piratés : comment être protégé

La police espagnole a mis la main sur trois pirates qui avaient mis sur un pied un vaste réseau d'ordinateurs zombies. Au total, 13 millions de PC répartis dans 190 pays servaient à des attaques de toute sorte...

Ce réseau a réussi à récupérer des données personnelles (numéro de carte bancaire, mots de passe...) et confidentielles d'entreprises.

Mais comment éviter de tomber dans les mailles du filet d'autres réseaux de PC zombies ?

Voici quelques mesures indispensables permettant de limiter les risques d'être infecté :

- Ne cliquez JAMAIS sur une pièce jointe (ou un lien web) d'un email envoyé par un inconnu
- FAITES TOUJOURS ANALYSER les pièces jointes par un antivirus AVANT de l'ouvrir.
- Mettez à jour de façon automatique TOUS VOS LOGICIELS et votre système d'exploitation
- Installez un BON ANTIVIRUS (voir ceux qui ont le mieux réussi le concours iAwacs...)
- Configurez cet antivirus pour qu'il soit mis à jour de façon automatique le plus souvent possible
- Faites une analyse complète et détaillée de votre PC une fois par semaine
- Installez un antispam
- Sauvegardez vos données personnelles (ou confidentielles) sur un disque dur externe jamais connecté (ou très peu) à internet.
- Chiffrez vos données confidentielles
- Utilisez des mots de passe "forts"
- Changez régulièrement vos mots de passe "forts"
- Passez sous GNU/Linux qui présente moins de failles de sécurité que Windows.
- Ne répondez JAMAIS à des emails (envoyés par votre FAI, votre banque, Microsoft, eBay...) vous demandant de retaper vos données confidentielles quel que soit le prétexte.

Et n'oubliez pas que la meilleure protection reste votre vigilance.