L'actualité des navigateurs est agitée. L'arrivée de Google, avec Chrome, a réveillé le petit monde des navigateurs.
La révélation de nombreuses failles touchant ces dernières semaines Internet Explorer a aussi jeté un trouble sur le navigateur le plus utilisé dans le monde. Il ne se passe pas une semaine sans la révélation d'une faille plus ou moins grave touchant le logiciel de Microsoft.
Pour être honnête, il faut préciser que les autres navigateurs sont aussi touchés par des vulnérabilités. MAIS il y a une différence de taille : la rapidité des éditeurs à colmater ces brèches dans lesquelles pourraient s'engouffrer des pirates.
En 48 heures, Google et la Fondation Mozilla ont montré qu'ils étaient de bons élèves (ou des as de la com'...). Hier, Google a colmaté de nombreuses failles, plus ou moins inquiétantes, touchant Chrome.
Aujourd'hui, c'est la Fondation Mozilla qui explose le chrono. Mise à l'index par l'Office Fédéral Allemand pour la Sécurité des Systèmes d'Information (Bundesamt für Sicherheit in des Informationtechnik, BSI) - qui avait pointé du doigt il y a quelques semaines certaines versions d'Internet Explorer - la dernière version de Firefox a bénéficié d'une mise à jour "exceptionnelle" (la version 3.6.2).
A la différence de Microsoft, la Fondation Mozilla a très vite réagi. C'est la preuve d'un sérieux et aussi du respect de l'internaute.
Bravo.
Affichage des articles dont le libellé est pirates. Afficher tous les articles
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mardi 23 mars 2010
mardi 16 mars 2010
Les pirates profitent de la misère du monde
Symantec vient de publier son rapport mensuel sur le Spam et le Phishing.
En février, Symantec a observé une augmentation de 16% du phishing comparé au mois précédent. Cette augmentation est principalement due à la recrudescence du volume d’attaques visant les URL et les adresses IP.
Le phishing a représenté 19% du spam total engendré le mois dernier.
Les récents tremblements de terre au Chili et à Haïti ont été les sujets principaux à l’origine de ces spams.
Par ailleurs, des messages frauduleux à destinations de banques Italiennes et Canadiennes ont fait significativement augmenter le nombre de sites de phishing en langues françaises et italiennes.
Avec 23% des spams mondiaux, les Etats-Unis restent la première région mondiale à l’origine de la diffusion des spams. La France est quant à elle responsable de 2% des spams diffusés dans le monde.
En février, Symantec a observé une augmentation de 16% du phishing comparé au mois précédent. Cette augmentation est principalement due à la recrudescence du volume d’attaques visant les URL et les adresses IP.
Le phishing a représenté 19% du spam total engendré le mois dernier.
Les récents tremblements de terre au Chili et à Haïti ont été les sujets principaux à l’origine de ces spams.
Par ailleurs, des messages frauduleux à destinations de banques Italiennes et Canadiennes ont fait significativement augmenter le nombre de sites de phishing en langues françaises et italiennes.
Avec 23% des spams mondiaux, les Etats-Unis restent la première région mondiale à l’origine de la diffusion des spams. La France est quant à elle responsable de 2% des spams diffusés dans le monde.
mardi 9 mars 2010
Les pots de miel n'attirent plus les pirates !
Selon des chercheurs de l’université de Floride, en lançant un virus éclaireur, les hackers peuvent vérifier que le réseau qu'ils ciblent est, ou n’est pas, un pot de miel.
Il suffit aux pirates d’utiliser certains ordinateurs comme témoins. Ceux-ci leur permettent de déterminer si l’attaque est bien transmise d’une machine à une autre.
Cette information intéressante, publiée par l'Atelier début mars, prouve que les pots de miel ont une efficacité assez limitée et qu'ils ne permettent plus de bloquer certaines attaques.
Pour des experts que j'ai contactés, "ce genre de procédé est subtil et il prouve que toute protection peut être contournée."
Pour d'autres spécialistes, les pots de miel sont difficiles à gérer et donc inutiles.
Il suffit aux pirates d’utiliser certains ordinateurs comme témoins. Ceux-ci leur permettent de déterminer si l’attaque est bien transmise d’une machine à une autre.
Cette information intéressante, publiée par l'Atelier début mars, prouve que les pots de miel ont une efficacité assez limitée et qu'ils ne permettent plus de bloquer certaines attaques.
Pour des experts que j'ai contactés, "ce genre de procédé est subtil et il prouve que toute protection peut être contournée."
Pour d'autres spécialistes, les pots de miel sont difficiles à gérer et donc inutiles.
vendredi 5 mars 2010
Un site du gouvernement francais piraté !

C'est le site Zataz qui révèle ce scoop : deux pirates informatiques, connus sur la toile sous les pseudonymes de Eymz et WaZo, ont rajouté quelques textes à destination de l'administrateur du site "Just alert adminz, it's all for now ", une signature "Hacked by WaZo & eymz", un message pour le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy "sarkozya need patches!", le tout agrémenté d'une photo d'un clown triste et d'une musique techno à vous réveiller un mort.
D'après les informations de ZATAZ.COM, une faille SQLi a permis aux defaceurs de rentrer dans le système.
Cette intrusion sur un site officiel est surprenante car tous ces sites sont effet surveillés par le COSSI que j'ai pu visiter il y a quelques années.
En octobre 2003, la France a mis en place le Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information (COSSI). Il a été créé après l’instauration de Piranet. Il s’agit d’un plan de réaction « en cas d'attaque informatique terroriste d'ampleur » contre l'Etat développé à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Il est placé sous les ordres de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), instituée par décret le 31 juillet 2001 et placée sous l'autorité du Secrétaire général de la Défense nationale, et donc du Premier ministre.
Installé dans des monuments classés "historiques" du quartier des Invalides, le COSSI a officiellement pour mission d’évaluer les menaces pesant sur les systèmes d'information, de donner l'alerte et de développer les capacités à les contrer et à les prévenir.
En un mot, c’est la vigie de l’Etat en matière d’attaques informatiques.
Composé d'une vingtaine personnes, quasiment toutes ingénieurs en informatique, le COSSI veille sur les réseaux et les systèmes d'information de l'Etat et des services publics.
Par exemple plus de 500 sites internet officiels sont surveillés toutes les heures. Objectif : vérifier notamment qu’ils n’ont pas été « défigurés ». selon ce centre, il y aurait environ 4000 actes de defacement en France par an (statistiques ne concernant que les sites en .fr).
Outre la surveillance des sites, cette structure a aussi une mission de prévention. Il aide les ministères à mettre en place des protections et organise des exercices théoriques et réels tous les ans. Un travail de longue haleine. « Nous traitons encore beaucoup de vulnérabilités qui ne sont pas corrigées par les administrations alors que les patchs existent », constate un des responsables de la DCSSI.
MISE A JOUR : à 17 heures, le site econumerique.pme.gouv.fr était inacessible..
lundi 15 février 2010
Linux a moins de failles de sécurité que Windows
Grosse frayeur dans le monde GNU/Linux. Le 10 février, Canonical (la société qui gère Ubuntu) a annoncé la sortie d'une mise à jour de sécurité pour le noyau des versions suivantes : 6.06 LTS (Dapper Drake), 8.04 LTS (Hardy Heron), 8.10 (Intrepid Ibex), 9.04 (Jaunty Jackalope) and 9.10 (Karmic Koala).
Cette mise à jour concerne également Kubuntu, Edubuntu et Xubuntu (trois versions dérivées d'Ubuntu, elle-même dérivée de Debian...), et elle corrige 10 importantes failles de sécurité découvertes par plusieurs hackers à l'intérieur des paquets du noyau Linux.
Les fans de Windows adorent ce genre d'annonce. Pour eux, c'est un prétexte pour dire que les systèmes d'exploitation de Microsoft sont plus sûrs !
La réalité n'est pas aussi tranchée.
Le noyau Linux et les distributions GNU/Linux présentent des vulnérabilités. C'est un fait. Une des raisons que l'on peut avancer est que de nombreuses distributions GNU/Linux cherchent à sortir de nouvelles versions tous les semestres. Pour des experts en sécurité, c’est le modèle de Microsoft appliqué au libre qui ne va pas.
Selon le cabinet de sécurité Secunia, spécialisé dans les failles, ses statistiques 2010 concernant Linux Kernel 2.6.x affichent 207 "Secunia advisories" (5% ne seraient pas corrigées) et 400 vulnérabilités.
En face, Windows Vista présente, depuis le début de cette année, 87 "Secunia advisories" (6% ne sont pas corrigées) et 161 vulnérabilités.
Windows Seven démarre fort puisque les relevés de Secunia indiquent déjà "11 Secunia advisories" et 17 vulnérabilités. Plus inquiétant, 18% des mises en garde de Secunia ne sont pas encore corrigées !
Quant à Windows XP, il affiche 279 "Secunia advisories" (12% non patchées) et 322 vulnérabilités.
Les comparaisons de statistiques peuvent être interprétées de plusieurs façons.
Mais il est intéressant de noter qu'Ubuntu, distribution GNU/Linux la plus connue du grand public, affiche 33 "Secunia advisories" et 105 vulnérabilités pour 2010. MAIS, toutes les failles sont corrigées !
C'est peut-être la différence essentielle entre Windows et GNU/Linux : la rapidité à combler des failles et à les detecter
"D'un côté, les choses sont gérées rapidement et, en plus, le système étant ouvert, il est audité facilement, régulièrement et rapidement. Quid de Microsoft qui ne publie rien et a une gestion plus qu'opaque des correctifs. Pour simplifier : "acceptez tous les patches le premier mardi du mois et faites nous confiance". En fait, pour quelques failles repérées dans GNU/Linux ou Windows quel est pourcentage de failles existantes pour les deux OS. A mon avis, pour GNU/Linux, nous sommes très probablement proche des 100% alors que pour Windows, je ne ferai aucun pronostic...", déclare Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.
Mais au-delà de ce constat, il ne faut pas oublier que le maillon faible reste l'utilisateur. Même s'il travaille sous Ubuntu, Fedora ou Debian, il n'est pas protégé à 100% s'il fait des erreurs : travailler avec le compte administrateur, ne pas mettre à jour sa distribution, installer des logiciels depuis des sites, avoir des mots de passe trop faibles...
Une distribution GNU/Linux semble donc plus sûre. A condition de ne pas faire n'importe quoi !
Cette mise à jour concerne également Kubuntu, Edubuntu et Xubuntu (trois versions dérivées d'Ubuntu, elle-même dérivée de Debian...), et elle corrige 10 importantes failles de sécurité découvertes par plusieurs hackers à l'intérieur des paquets du noyau Linux.
Les fans de Windows adorent ce genre d'annonce. Pour eux, c'est un prétexte pour dire que les systèmes d'exploitation de Microsoft sont plus sûrs !
La réalité n'est pas aussi tranchée.
Le noyau Linux et les distributions GNU/Linux présentent des vulnérabilités. C'est un fait. Une des raisons que l'on peut avancer est que de nombreuses distributions GNU/Linux cherchent à sortir de nouvelles versions tous les semestres. Pour des experts en sécurité, c’est le modèle de Microsoft appliqué au libre qui ne va pas.
Selon le cabinet de sécurité Secunia, spécialisé dans les failles, ses statistiques 2010 concernant Linux Kernel 2.6.x affichent 207 "Secunia advisories" (5% ne seraient pas corrigées) et 400 vulnérabilités.
En face, Windows Vista présente, depuis le début de cette année, 87 "Secunia advisories" (6% ne sont pas corrigées) et 161 vulnérabilités.
Windows Seven démarre fort puisque les relevés de Secunia indiquent déjà "11 Secunia advisories" et 17 vulnérabilités. Plus inquiétant, 18% des mises en garde de Secunia ne sont pas encore corrigées !
Quant à Windows XP, il affiche 279 "Secunia advisories" (12% non patchées) et 322 vulnérabilités.
Les comparaisons de statistiques peuvent être interprétées de plusieurs façons.
Mais il est intéressant de noter qu'Ubuntu, distribution GNU/Linux la plus connue du grand public, affiche 33 "Secunia advisories" et 105 vulnérabilités pour 2010. MAIS, toutes les failles sont corrigées !
C'est peut-être la différence essentielle entre Windows et GNU/Linux : la rapidité à combler des failles et à les detecter
"D'un côté, les choses sont gérées rapidement et, en plus, le système étant ouvert, il est audité facilement, régulièrement et rapidement. Quid de Microsoft qui ne publie rien et a une gestion plus qu'opaque des correctifs. Pour simplifier : "acceptez tous les patches le premier mardi du mois et faites nous confiance". En fait, pour quelques failles repérées dans GNU/Linux ou Windows quel est pourcentage de failles existantes pour les deux OS. A mon avis, pour GNU/Linux, nous sommes très probablement proche des 100% alors que pour Windows, je ne ferai aucun pronostic...", déclare Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.
Mais au-delà de ce constat, il ne faut pas oublier que le maillon faible reste l'utilisateur. Même s'il travaille sous Ubuntu, Fedora ou Debian, il n'est pas protégé à 100% s'il fait des erreurs : travailler avec le compte administrateur, ne pas mettre à jour sa distribution, installer des logiciels depuis des sites, avoir des mots de passe trop faibles...
Une distribution GNU/Linux semble donc plus sûre. A condition de ne pas faire n'importe quoi !
F-Secure veut protéger les smartphones Androïd
Le marché des smartphones a le vent en poupe. la preuve, de plus en plus d'éditeurs se mettent à développer dfes solutions adatptées aux différents systèmes d'exploitation. C'est notamment le cas dans le domaine de la sécurité et de la protection des données personnelles.
Ainsi, F-Secure vient d'annoncer la sortie de F-Secure Anti-Theft pour les modèles sous Androïd. Cette solution permet de bloquer et d’effacer facilement ses données confidentielles à distance si son smartphone est perdu ou volé.
F-Secure Anti-Theft for Mobile inclut un système de blocage à distance ainsi que des fonctionnalités d’antivol et de suppression des données à distance. Le blocage à distance est actionné par un simple SMS. La fonctionnalité d’antivol s’active dès que la carte SIM est changée. Elle bloque le téléphone et envoi les nouvelles informations SIM au propriétaire du Smartphone. En dernier recours, il est possible d’effacer toutes les données du téléphone à distance par le simple envoi d’un SMS.
A noter que cette solution est déjà disponible pour les plateformes Symbian et Windows depuis janvier dernier.
Source : F-Secure
Ainsi, F-Secure vient d'annoncer la sortie de F-Secure Anti-Theft pour les modèles sous Androïd. Cette solution permet de bloquer et d’effacer facilement ses données confidentielles à distance si son smartphone est perdu ou volé.
F-Secure Anti-Theft for Mobile inclut un système de blocage à distance ainsi que des fonctionnalités d’antivol et de suppression des données à distance. Le blocage à distance est actionné par un simple SMS. La fonctionnalité d’antivol s’active dès que la carte SIM est changée. Elle bloque le téléphone et envoi les nouvelles informations SIM au propriétaire du Smartphone. En dernier recours, il est possible d’effacer toutes les données du téléphone à distance par le simple envoi d’un SMS.
A noter que cette solution est déjà disponible pour les plateformes Symbian et Windows depuis janvier dernier.
Source : F-Secure
jeudi 28 janvier 2010
iPad : attention aux faux sites Apple
Les escrocs sont rapides à mettre en place leurs pièges et ils savent lire la presse. Ayant repéré le buzz autour de l'iPad d'Apple, ils ont créé de faux sites vendant soi-disant la tablette magique.
Selon le site ItEspresso, "les pirates ont utilisé les mots-clés “Apple Tablet Announcement” ou “annonce de la tablette Apple” pour créer de faux liens menant vers un malware".
La suite est classique : l'internaute est invité à cliquer sur un lien pour acheter l'iPad. En réalité, il arrive sur une page web qui lui annonce que son ordinateur est infecté et que la meilleure solution pour s'en débarrasser et d'acheter les antivirus qu'ils proposent !
Evidemment tout est faux, sauf l'arnaque : le site n'a fait aucune analyse du PC mais il vous affiche quand même des résultats inquiétants indiquant que vous avez des codes malveillants. Et les antivirus qu'ils vendent sont bidons. Ce sont de faux antivirus.
Malgré le buzz autour de l'iPad d'Apple, il ne faut donc pas s'emballer.
Restez vigilant...
Selon le site ItEspresso, "les pirates ont utilisé les mots-clés “Apple Tablet Announcement” ou “annonce de la tablette Apple” pour créer de faux liens menant vers un malware".
La suite est classique : l'internaute est invité à cliquer sur un lien pour acheter l'iPad. En réalité, il arrive sur une page web qui lui annonce que son ordinateur est infecté et que la meilleure solution pour s'en débarrasser et d'acheter les antivirus qu'ils proposent !
Evidemment tout est faux, sauf l'arnaque : le site n'a fait aucune analyse du PC mais il vous affiche quand même des résultats inquiétants indiquant que vous avez des codes malveillants. Et les antivirus qu'ils vendent sont bidons. Ce sont de faux antivirus.
Malgré le buzz autour de l'iPad d'Apple, il ne faut donc pas s'emballer.
Restez vigilant...
N'écrivez pas à Ben Laden avec Gmail !
On vous espionne ! Selon un article de CNN de l'expert en sécurité Bruce Schneier, il semblerait que les pirates, qui ont attaqué Google China, soient passés par une backdoor de Gmail.
Pour simplifier, une backdoor, est une porte d'entrée laissée, volontairement ou pas, pour accéder à une application. Mais l'utilisateur lambda n'est pas au courant de l'existence de cet accès...
Le plus inquiétant est que cette backdoor de Gmail a été requise par les autorités judiciaires américaines. En clair, l'Etat américain a demandé, et obtenu, que Google lui donne un accès à son trafic. De quoi faciliter ainsi la tâche de la NSA qui peut ainsi surveiller les emails échangés via Gmail.
Autre raison d'être inquiet : cette backdoor n'était pas très sécurisée puisque des pirates s'y sont engouffrés...
Par conséquent, il ne faut mieux pas écrire à Ben Laden en utilisant le service de messagerie de Google ;-)
Mais Google n'est pas la seule société à avoir accepté (avait-elle le choix....) la mise en place d'une backdoor. Et les Etats-Unis ne sont pas non plus les seuls à avoir demandé ce genre d'accès à des entreprises du net. De telles mesures ont été mises en place dans plusieurs pays à peu près en même temps que les lois anti-terrorisme...
Mais la France aussi a demandé des backdoor !
Lors d'une conference donnée au SSTIC 2004, une personne dans la salle avait demandé à un représentant de Microsoft si sa société avait mis en place une backdoor à la demande de la NSA ? Le représentant de Microsoft a été clair : "pour la NSA je ne sais pas, je travaille pour Microsoft France. Mais la Défense française nous l'a demandé et nous l'avons fait".
A lire aussi mon billet sur Windows 7
No comment...
Pour simplifier, une backdoor, est une porte d'entrée laissée, volontairement ou pas, pour accéder à une application. Mais l'utilisateur lambda n'est pas au courant de l'existence de cet accès...
Le plus inquiétant est que cette backdoor de Gmail a été requise par les autorités judiciaires américaines. En clair, l'Etat américain a demandé, et obtenu, que Google lui donne un accès à son trafic. De quoi faciliter ainsi la tâche de la NSA qui peut ainsi surveiller les emails échangés via Gmail.
Autre raison d'être inquiet : cette backdoor n'était pas très sécurisée puisque des pirates s'y sont engouffrés...
Par conséquent, il ne faut mieux pas écrire à Ben Laden en utilisant le service de messagerie de Google ;-)
Mais Google n'est pas la seule société à avoir accepté (avait-elle le choix....) la mise en place d'une backdoor. Et les Etats-Unis ne sont pas non plus les seuls à avoir demandé ce genre d'accès à des entreprises du net. De telles mesures ont été mises en place dans plusieurs pays à peu près en même temps que les lois anti-terrorisme...
Mais la France aussi a demandé des backdoor !
Lors d'une conference donnée au SSTIC 2004, une personne dans la salle avait demandé à un représentant de Microsoft si sa société avait mis en place une backdoor à la demande de la NSA ? Le représentant de Microsoft a été clair : "pour la NSA je ne sais pas, je travaille pour Microsoft France. Mais la Défense française nous l'a demandé et nous l'avons fait".
A lire aussi mon billet sur Windows 7
No comment...
mercredi 20 janvier 2010
Faille Internet Explorer : les vautours
C'est un fait : Microsoft va moins vite que Mozilla pour colmater les failles de IE.
Mais Microsoft n'est pas la seule boite à prendre son temps pour colmater des failles : Apple, Adobe et même des éditeurs d'antivirus (très rapides en ce moment à communiquer sur leur produit protégeant contre les failles de IE... Un super coup marketing pour eux !)
L'affaire Google china est une aubaine pour de nombreuses boites qui en profitent pour se faire une réputation de sérieux sur le dos de Microsoft ! Mais tous ces profiteurs, rois du marketing, devraient d'abord balayer devant leur porte et investir un peu plus en R&D que sur le marketing...
L'important pour l'utilisateur est d'être vigilant et de faire des mises à jour automatiques.
Mais Microsoft n'est pas la seule boite à prendre son temps pour colmater des failles : Apple, Adobe et même des éditeurs d'antivirus (très rapides en ce moment à communiquer sur leur produit protégeant contre les failles de IE... Un super coup marketing pour eux !)
L'affaire Google china est une aubaine pour de nombreuses boites qui en profitent pour se faire une réputation de sérieux sur le dos de Microsoft ! Mais tous ces profiteurs, rois du marketing, devraient d'abord balayer devant leur porte et investir un peu plus en R&D que sur le marketing...
L'important pour l'utilisateur est d'être vigilant et de faire des mises à jour automatiques.
mercredi 13 janvier 2010
Des virus bloquent Windows
Windows est vraiment la cible préférée des pirates. Au mois de décembre, on a vu apparaître de nouvelles modifications des Chevaux de Troie bloquant Windows qui utilisent de nouvelles méthodes de protection contre la détection.
L'éditeur russe Doctor Web classifie ces logiciels comme Trojan.Winlock. Ces derniers mois, ce procédé aidant à s’emparer de l’argent des utilisateurs-victimes est devenu un des plus populaires en Russie et en Ukraine.
Une fois activé, ce type de logiciels malicieux empêche la mise en marche des utilitaires destinés à les analyser et peut aussi provoquer un arrêt forcé du fonctionnement de l’ordinateur. Pour empêcher leur élimination à la main, ces Trojans créent une multitude de copies de leurs fichiers dans les dossiers système Windows. Parfois même, le nom du processus lancé par le logiciel malicieux ne correspond pas à celui du fichier exécuté.
L'éditeur russe Doctor Web classifie ces logiciels comme Trojan.Winlock. Ces derniers mois, ce procédé aidant à s’emparer de l’argent des utilisateurs-victimes est devenu un des plus populaires en Russie et en Ukraine.
Une fois activé, ce type de logiciels malicieux empêche la mise en marche des utilitaires destinés à les analyser et peut aussi provoquer un arrêt forcé du fonctionnement de l’ordinateur. Pour empêcher leur élimination à la main, ces Trojans créent une multitude de copies de leurs fichiers dans les dossiers système Windows. Parfois même, le nom du processus lancé par le logiciel malicieux ne correspond pas à celui du fichier exécuté.
Le fric c'est chic pour les pirates
Gagner de l'argent est la principale motication des pirates. Selon Doctor Web, au mois de décembre, "la quantité de logiciels malveillants dans le courrier électronique a augmenté de 2,8 fois par rapport au mois de novembre 2009.
La part des programmes malicieux parmi tous les fichiers examinés sur les ordinateurs des utilisateurs est montée en flèche et a été multipliée par 2,2. Dans le même temps, les hackers exigent de plus en plus d’argent pour réparer les systèmes endommagés."
La part des programmes malicieux parmi tous les fichiers examinés sur les ordinateurs des utilisateurs est montée en flèche et a été multipliée par 2,2. Dans le même temps, les hackers exigent de plus en plus d’argent pour réparer les systèmes endommagés."
lundi 11 janvier 2010
Démantellement d'un réseau d'escrocs du net
Une dépêche de l'AFP nous apprend qu'une "présumée escroquerie sur Internet, depuis le Mali et la Côte d'Ivoire, d'un montant de près d'un million d'euros, vient d'être démantelée par la gendarmerie dans le sud de la France et son principal responsable interpellé".
Depuis le mois de septembre 2009, les gendarmes de la brigade de recherches de Grasse (Alpes-Maritimes), avec la police judiciaire de Nice, enquêtaient sur des faits d'escroquerie via Internet.
Selon l'AFP, "l'enquête a établi que leurs auteurs présumés avaient effectué des achats sur des sites réglant les factures "au moyen de coordonnées bancaires usurpées" et "par le biais de faux ordres de virement".
Cette affaire rappelle qu'il est important de protéger ses données bancaires.
- N'allez pas sur des sites inconnus et/ou étrangers sans être sûr de pouvoir entrer en contact direct et rapide avec le commerçant en cas de problème.
- Ne donnez pas vos coordonnées bancaires et personnelles après une demande de mise à jour reçue par email.
- Utilisez des mots de passe "forts".
- Installez un antivirus et mettez-le à jour de façcon automatique.
En un mot : soyez vigilant.
Depuis le mois de septembre 2009, les gendarmes de la brigade de recherches de Grasse (Alpes-Maritimes), avec la police judiciaire de Nice, enquêtaient sur des faits d'escroquerie via Internet.
Selon l'AFP, "l'enquête a établi que leurs auteurs présumés avaient effectué des achats sur des sites réglant les factures "au moyen de coordonnées bancaires usurpées" et "par le biais de faux ordres de virement".
Cette affaire rappelle qu'il est important de protéger ses données bancaires.
- N'allez pas sur des sites inconnus et/ou étrangers sans être sûr de pouvoir entrer en contact direct et rapide avec le commerçant en cas de problème.
- Ne donnez pas vos coordonnées bancaires et personnelles après une demande de mise à jour reçue par email.
- Utilisez des mots de passe "forts".
- Installez un antivirus et mettez-le à jour de façcon automatique.
En un mot : soyez vigilant.
mercredi 18 novembre 2009
Tout peut être piraté

GPS, passeport électronique, téléphone sans fil : la volonté de profiter gratuitement d'un objet ou d'obtenir des infos personnelles n'a pas de limites...
Les virus informatiques peuvent s'immiscer n'importe où. Voici une liste non exhaustive !
Votre réseau personnel
Le Wi-Fi c'est pratique. Cette connexion sans fil utilise des ondes radio pour transférer des données entre deux ordinateurs dans une maison par exemple. Mais cette facilité attire aussi les pirates qui peuvent facilement intercepter ces ondes pour s'infiltrer dans un ordinateur connecté à une borne wi-fi.
Avec deux risques. Le moins important est l'utilisation de votre connexion internet pour surfer gratuitement. Dans le pire des cas, le pirate peut récupérer vos données personnelles stockées dans votre disque dur.
Des parades ? Oui. On ne le répètera jamais assez mais il faut installer un antivirus (mis à jour automatiquement) et un pare-feu. Le premier repère les virus et le second filtre les connexions. Il faut aussi mettre des mots de passe plus difficile à deviner (par exemple : mDr54!) sur sa connexion wi-fi.
Votre GPS
Doit-on toujours faire confiance à son GPS ? Pas sûr. Des chercheurs italiens ont démontré qu’il était possible d’envoyer de fausses informations sur le trafic. Leur démonstration ne remet pas en cause les flux GPS mais la technologie RDS-TMC (Radio Data System-Traffic Message Channel). Ce standard est employé par les radios FM pour inclure dans leurs transmissions des données trafic.
Or, ce procédé présente deux failles exploitées justement par les deux Italiens. Premièrement, la diffusion étant analogique, elle est plus facile à intercepter qu’une diffusion numérique. Deuxièmement, le RDS ne requiert pas de système d’authentification des données. Il est donc possible d’intercepter le flux officiel en balayant la bande FM pour le modifier et ensuite le réémettre dans un rayon de 16 kilomètres. « Un procédé à la portée de presque tout le monde car nous avons utilisé des appareils et des logiciels disponibles dans le commerce et notamment un encodeur RDS qui coûte 40 euros », m'a indiqué un des deux experts italiens.
Résultat, une personne mal intentionnée et située prés de différents axes routiers pourrait semer la panique en émettant de fausses alertes : fermeture d’un tunnel ou d’une bretelle de sortie, accident, embouteillage…
Des parades ? Oui.
La sécurité du RDS devrait être renforcée par un cryptage. Mais ce n'est pas encore le cas.
Votre passeport électronique
10 secondes ! C'est le temps qu'on mis trois spécialistes en cryptographie de l’Université catholique de Louvain (Belgique) pour lire des données confidentielles. Ces précieuses informations étaient stockées dans la puce électronique située dans la couverture arrière des passeports électroniques de leur pays. Belle progression : en 2005, des experts en sécurité avaient mis 48 heures pour parvenir au même résultat avec des passeports anglais, allemands et suisses.
Le piratage est simple: « nous avons utilisé un petit lecteur de puce acheté dans le commerce que nous avons raccordé à un ordinateur. En utilisant ensuite un petit programme que nous avons écrit et qui s’appuie sur le standard de ces passeports élaboré par l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), nous avons pu afficher toutes les données », explique Gildas Avoine, l'un des experts belges.
Une telle situation pourrait-elle se produire en France avec la mise en œuvre des passeports biométriques ? Le ministère de l’Intérieur se veut rassurant...
Des parades ? Oui
Pour réduire les risques il faudrait modifier les deux fameuses lignes mais c’est lourd à mettre en place au niveau international.
Mais celui qui pourrait attirer le plus de pirates dans les prochaines mois sera certainement le téléphone portable. Appelé aussi smartphone, ce mobile est de plus en plus connecté à un réseau internet. Autant de failles dans lesquelles vont s'engouffrer des pirates.
L'étape ultime sera quand ce téléphone fera aussi office de carte de paiement...
Comment les antivirus traquent les virus

Une vingtaine d’années après leur apparition, les virus font partie du quotidien des internautes. D’où la nécessité d’être protégé par un ange gardien : l’antivirus.
Les antivirus ne chôment pas. Les virus, appelés aussi par les experts codes malveillants, pullulent sur la toile. Des milliers sont découverts chaque année ! En permanence et en temps réel, un antivirus doit analyser la signature d’un programme. C’est en quelque sorte son ADN, son empreinte génétique version informatique.
L’analyse des signatures
C’est la première méthode. Pour déterminer si un fichier est dangereux, l’antivirus compare la signature aux dizaines de milliers contenues dans une base de signatures. Cette banque de données est alimentée en permanence par les différents éditeurs de logiciels de sécurité et des experts indépendants.
L’analyse du comportement
Déchiffrer l’ADN des codes malveillants (terme générique pour parler des virus, vers et logiciels espions) n’est plus suffisant aujourd’hui. Une vingtaine d’années après l’apparition des vers et virus qui paralysaient la toile mondiale, les pirates ont fait beaucoup de progrès.
Leur objectif : développer des codes malveillants capables de passer à travers les mailles du filet mis par l’antivirus. L’une des techniques employées consiste à se faire passer pour un programme anodin ayant une signature connue et donc qui ne sera pas dans la base de données des éditeurs.
Pour le repérer, l’antivirus doit dans ce cas analyser les comportements. Un virus cherche des informations précises. L’époque où un pirate cherchait à mettre le bazar dans un PC est révolue depuis belle lurette.
Aujourd’hui, un pirate cherche des données précises qu’il peut ensuite revendre sur le marché noir du net : mots de passe, numéro de carte bancaire et autre données personnelles. Le comportement n’est donc plus le même.
L’antidote
Lorsqu’un code malveillant a été repéré, il est analysé. Le but est de comprendre son développement et son comportement. Comme les laboratoires pharmaceutiques, les éditeurs vont ensuite élaborer un vaccin, en l’occurrence une parade informatique destinée à stopper son fonctionnement et à l’éradiquer de la mémoire de l’ordinateur.
Une course de vitesse démarre : l’antidote doit être mis au point le plus vite possible et être proposé à la communautaire de la sécurité informatique.
Plus il se passe de temps entre la découverte du virus et la conception du vaccin et plus l’épidémie a un impact important. Généralement, il faut entre 24 et 48 heures pour mettre au point l’antidote. « Il y a quelques années, il fallait parfois un an. Apparu en octobre 2000, le virus Nimda n’a été bloqué que 336 jours après ! », indique Eric Filiol, directeur à l'ESIEA et auteur du livre « Cybercriminalité : enquête sur les mafias qui envahissent le web » (Dunod, 2006).
Lorsqu’un antivirus surveille en permanence un ordinateur, il doit repérer les signatures. Dès qu’il tombe sur un ADN suspect il le bloque et vous le signale. C’est à vous ensuite de prendre la décision : le supprimer ou le mettre en quarantaine.
Des trous dans les mailles du filet
Malheureusement, cette version des choses est idyllique. La réalité est plus inquiétante. Contrairement à ce que prétend la publicité de nombreux antivirus, ce genre de logiciel de protège pas « à 100% votre ordinateur ». Un antivirus ne peut en effet repérer que ce qu’il connaît c’est-à-dire qui est présent dans sa base de signatures virales.
Or, de plus en plus de pirates développent des virus très sophistiqués et qui restent donc inconnus des antivirus.
Différentes études indépendantes et sérieuses ont montré que la plupart des antivirus ne décelaient que 10 % de tous les codes malveillants.
Si une signature ou un comportement suspect n’a pas été repéré et enregistré dans la base de signature, le virus passe inaperçu et il peut donc infecter sans peine un ordinateur !
mardi 17 novembre 2009
Module anti HADOPI : les explications du développeur
Cinq questions à Eric Filiol, Directeur de la recherche de l’ESIEA (Ecole Supérieure d’Informatique Electronique Automatique) et du laboratoire de cryptologie et virologie
opérationnelles :
1-Est-ce que ce plug-in est compatible avec Windows et Mac ? Quand on arrive sur la page de téléchargement de Mozilla c'est indiqué « pour Linux ».
Pour le moment, l'extension Perseus est uniquement disponible pour les distributions GNU/Linux, le portage vers les systèmes d'exploitation Windows et Mac est prévu pour bientôt dès que la version Linux sera complètement stable. Perseus étant programmé en langage C++, celle-ci doit-être compilée pour chaque OS différents, contrairement à beaucoup d'autres extensions qui sont écrites en Javascript et qui marchent nativement sur toutes les plateformes. Le choix du C++ à été motivé par le fait que Firefox est lui-même écrit en C++, et que notre extension pourra, peut-être, être intégrée nativement dans ce navigateur.
2-Des internautes ont constaté des bugs, même sous Linux. Il ne s'agit pas encore de la version définitive mais d'une version bêta ?
L'écriture de programmes n'empêche en aucun cas les bugs. Il s'agit d'une première version bêta, qui permet de tester l'extension. D'ailleurs, il est précisé sur le site de Mozilla que celle-ci comporte surement des bugs et que toute personne peut nous les signaler. Plusieurs personnes ont déjà rapporté différents bugs et une nouvelle version les corrigeant est sortie ces derniers jours. Les développeurs intéressés par cette extension peuvent bien sûr rejoindre le projet, celui-ci étant entièrement Open-source. Créer une communauté autour de cette extension permettra sans aucun doute de faire progresser le projet encore plus vite. L'avantage de l'Open source est de permettre à quiconque de lire, corriger le programme ou d'apporter de nouvelles idées. La priorité était de valider la technologie.
3-Une autre version devrait sortir d'ici quelques mois afin de coder les connexions FTP et les emails ? Il s'agira alors d'un module pour Thunderbird et d'un autre pour les logiciels FTP ?
Le principe peut-être appliqué à différents protocoles (Ftp, Pop/Smtp pour les emails, torrent…). Nous somme en train de développer une libraire qui reprend le principe de codage de Perseus et ajoute encore plus de puissance au concept (et donc encore plus de sécurité). Elle pourra être intégrée dans différents logiciels au gré de la communauté des développeurs. Le but, en étant Open Source est que la technologie soit accessible à tous et que tout le monde puisse se l’approprier. Le plus difficile était de valider la technologie. Le reste sera simplement du développement.
4-Des internautes reprochent un peu la lenteur de l'application à faire le codage. D'ailleurs, quelle est la différence entre codage et cryptage ?
Quelques problèmes de vitesse ont été repérés, ceux-ci vont être corrigés très rapidement. Il ne faut pas oublier que, pour l'instant, le module est en version bêta. La librairie, dont la sortie est prévue pour bientôt, a d’ores et déjà corrigé ce problème. Le cryptage aurait lui aussi été lent. Chiffrer consiste à transformer le texte clair en bruit aléatoire et c’est hyper visible parmi d’autres échanges de données. Le codage consiste à ajouter de la redondance et, dans notre cas, du bruit de manière dosée. Conclusion : le trafic Perseus ressemble à une communication normale.
5-Les organisations professionnelles défendant les ayant-droits – et celles en faveur d'HADOPI - vous ont-elles contacté pour vous reprocher le développement de ce module ?
Le développement de ce module n'a pas été motivé pour la protection des personnes téléchargeant des contenus illégaux. Le but de Perseus est la protection des données privées contre l'écoute automatique par des botnets ou malwares qui se servent de ces données pour le spam, le vol de compte, etc. Mais aussi contre les écoutes sauvages, illégales ou faites par des officines privées qui se multiplient. Sauf pour l'État, qui dispose de capacité de calcul suffisante, tout autre acteur ne pourra pas accéder aux données. Et les capacités de l'État étant limitées, il les consacre en priorité aux cas les plus graves (atteinte à la sécurité nationale). A ce titre, la réaction récente des services britanniques contre les effets d’Hadopi montre tout l’intérêt de la technologie Perseus
opérationnelles :
1-Est-ce que ce plug-in est compatible avec Windows et Mac ? Quand on arrive sur la page de téléchargement de Mozilla c'est indiqué « pour Linux ».
Pour le moment, l'extension Perseus est uniquement disponible pour les distributions GNU/Linux, le portage vers les systèmes d'exploitation Windows et Mac est prévu pour bientôt dès que la version Linux sera complètement stable. Perseus étant programmé en langage C++, celle-ci doit-être compilée pour chaque OS différents, contrairement à beaucoup d'autres extensions qui sont écrites en Javascript et qui marchent nativement sur toutes les plateformes. Le choix du C++ à été motivé par le fait que Firefox est lui-même écrit en C++, et que notre extension pourra, peut-être, être intégrée nativement dans ce navigateur.
2-Des internautes ont constaté des bugs, même sous Linux. Il ne s'agit pas encore de la version définitive mais d'une version bêta ?
L'écriture de programmes n'empêche en aucun cas les bugs. Il s'agit d'une première version bêta, qui permet de tester l'extension. D'ailleurs, il est précisé sur le site de Mozilla que celle-ci comporte surement des bugs et que toute personne peut nous les signaler. Plusieurs personnes ont déjà rapporté différents bugs et une nouvelle version les corrigeant est sortie ces derniers jours. Les développeurs intéressés par cette extension peuvent bien sûr rejoindre le projet, celui-ci étant entièrement Open-source. Créer une communauté autour de cette extension permettra sans aucun doute de faire progresser le projet encore plus vite. L'avantage de l'Open source est de permettre à quiconque de lire, corriger le programme ou d'apporter de nouvelles idées. La priorité était de valider la technologie.
3-Une autre version devrait sortir d'ici quelques mois afin de coder les connexions FTP et les emails ? Il s'agira alors d'un module pour Thunderbird et d'un autre pour les logiciels FTP ?
Le principe peut-être appliqué à différents protocoles (Ftp, Pop/Smtp pour les emails, torrent…). Nous somme en train de développer une libraire qui reprend le principe de codage de Perseus et ajoute encore plus de puissance au concept (et donc encore plus de sécurité). Elle pourra être intégrée dans différents logiciels au gré de la communauté des développeurs. Le but, en étant Open Source est que la technologie soit accessible à tous et que tout le monde puisse se l’approprier. Le plus difficile était de valider la technologie. Le reste sera simplement du développement.
4-Des internautes reprochent un peu la lenteur de l'application à faire le codage. D'ailleurs, quelle est la différence entre codage et cryptage ?
Quelques problèmes de vitesse ont été repérés, ceux-ci vont être corrigés très rapidement. Il ne faut pas oublier que, pour l'instant, le module est en version bêta. La librairie, dont la sortie est prévue pour bientôt, a d’ores et déjà corrigé ce problème. Le cryptage aurait lui aussi été lent. Chiffrer consiste à transformer le texte clair en bruit aléatoire et c’est hyper visible parmi d’autres échanges de données. Le codage consiste à ajouter de la redondance et, dans notre cas, du bruit de manière dosée. Conclusion : le trafic Perseus ressemble à une communication normale.
5-Les organisations professionnelles défendant les ayant-droits – et celles en faveur d'HADOPI - vous ont-elles contacté pour vous reprocher le développement de ce module ?
Le développement de ce module n'a pas été motivé pour la protection des personnes téléchargeant des contenus illégaux. Le but de Perseus est la protection des données privées contre l'écoute automatique par des botnets ou malwares qui se servent de ces données pour le spam, le vol de compte, etc. Mais aussi contre les écoutes sauvages, illégales ou faites par des officines privées qui se multiplient. Sauf pour l'État, qui dispose de capacité de calcul suffisante, tout autre acteur ne pourra pas accéder aux données. Et les capacités de l'État étant limitées, il les consacre en priorité aux cas les plus graves (atteinte à la sécurité nationale). A ce titre, la réaction récente des services britanniques contre les effets d’Hadopi montre tout l’intérêt de la technologie Perseus
mardi 3 novembre 2009
Module Frefox : l'arme anti HADOPI (suite et scoops)
Suite à mon billet sur ce module Firefox, beaucoup de sites ont repris cette info. Mais il y a eu quelques erreurs ou approximations.
Voici donc quelques précisions et encore quelques scoops.
Premièrement, ce projet n'en est qu'à ses débuts. Compatible avec tous les systèmes d'exploitation (et donc avec Windows contrairement à ce qui a été écrit ici ou là), cette version actuelle ne marche que si les deux (client et serveur) ont le module. Donc, pour fonctionner il faut que le module soit installé aux deux bouts de la ligne. En l'état actuel, ce plug-in ne permet donc que la protection des connexions http en direct download.
Mais d'autres versions vont arriver.
Une version est en cours de finalisation pour intégrer un serveur Apache (parution fin novembre). En clair, cela signifie que tous les sites de P2P et de Bittorent pourront l'utiliser pour protéger les connexions des internautes. Quand cette version sera disponible, ce plug-in sera donc une « arme anti HADOPI ».
Une librairie en « C open source » sera disponible afin que Perseus puisse être utilisée pour tous les flux et pour tous les systèmes. Cette librairie sera disponible au plus tard en mars 2010 mais, si tout va bien, une première version devrait être publiée en décembre. Ainsi, tout développeur pourra l'intégrer au client/serveur pour le protocole de son choix. Cela permettra donc d’appliquer Perseus à tous les autres protocoles de communication (email, FTP…).
Autre précision : contrairement à ce que prétendent certains sites, les éléments initiaux destinés à mettre en place la connexion codée ne sont PAS envoyés "en clair" mais en HTTPS.
Les infos techniques (slides, papier, vidéo) sont disponibles sur le site de l'ESIEA.
Mais, il faut une bonne connaissance technique pour en apprécier tout l'intérêt...
Enfin, il faut rappeler que cet outil a été développé pour éviter que les pirates, contrôlant des réseaux de botnets, ne puissent intercepter les connexions http des internautes.
Voici donc quelques précisions et encore quelques scoops.
Premièrement, ce projet n'en est qu'à ses débuts. Compatible avec tous les systèmes d'exploitation (et donc avec Windows contrairement à ce qui a été écrit ici ou là), cette version actuelle ne marche que si les deux (client et serveur) ont le module. Donc, pour fonctionner il faut que le module soit installé aux deux bouts de la ligne. En l'état actuel, ce plug-in ne permet donc que la protection des connexions http en direct download.
Mais d'autres versions vont arriver.
Une version est en cours de finalisation pour intégrer un serveur Apache (parution fin novembre). En clair, cela signifie que tous les sites de P2P et de Bittorent pourront l'utiliser pour protéger les connexions des internautes. Quand cette version sera disponible, ce plug-in sera donc une « arme anti HADOPI ».
Une librairie en « C open source » sera disponible afin que Perseus puisse être utilisée pour tous les flux et pour tous les systèmes. Cette librairie sera disponible au plus tard en mars 2010 mais, si tout va bien, une première version devrait être publiée en décembre. Ainsi, tout développeur pourra l'intégrer au client/serveur pour le protocole de son choix. Cela permettra donc d’appliquer Perseus à tous les autres protocoles de communication (email, FTP…).
Autre précision : contrairement à ce que prétendent certains sites, les éléments initiaux destinés à mettre en place la connexion codée ne sont PAS envoyés "en clair" mais en HTTPS.
Les infos techniques (slides, papier, vidéo) sont disponibles sur le site de l'ESIEA.
Mais, il faut une bonne connaissance technique pour en apprécier tout l'intérêt...
Enfin, il faut rappeler que cet outil a été développé pour éviter que les pirates, contrôlant des réseaux de botnets, ne puissent intercepter les connexions http des internautes.
mercredi 28 octobre 2009
EXCLUSIF : un module Firefox contre HADOPI et la surveillance
Scoop. Pour ne plus être surveillés, installez ce module (plug-in) pour Firefox !
Le gouvernement va détester ce module pour Firefox. Les fans de téléchargements et de peer-to-peer (P2P) vont adorer. Une première mondiale développée par des Français. Appelé Perseus, il a été développé par l'équipe d'Eric Filiol, Directeur de la recherche de l’ESIEA (École Supérieure d’Informatique Electronique Automatique) et du laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles.
Une fois installé sur le navigateur Firefox de deux internautes, il protège leurs connexions contre toute « écoute ». En clair, ces deux internautes peuvent s'échanger n'importe quelles données sans être inquiétés. La surveillance HADOPI ne pourrait rien faire. Les seuls qui pourraient « écouter » ces connexions sont les services officiels de l'État qui disposent de moyens techniques importants (capacité de calcul) pour mettre à mal ce plug-in.
Quel est le secret de Perseus qui sera présenté pour la première fois lors de Hack.lu (), une conférence sur la sécurité informatique organisée au Luxembourg du 28 au 30 octobre ? « Sans entrer dans le détails, nous pouvons dire que nous codons l'information avec un codeur qui change à chaque fois et nous ajoutons un bruit que ne connait pas l'attaquant. Ce bruit interdit la reconstruction du codeur et donc le décodage », nous explique Eric Filiol. Cette solution ne repose donc pas sur de la cryptologie.
Ce module permet de préserver la vie privée des internautes contre des écoutes plus ou moins légales et contre les pirates qui gèrent des botnets (réseaux d'ordinateurs contrôlés à distance et servant à lancer des attaques contre des sites par exemple). Ce plug-in peut aussi convaindre les entreprises qui peuvent communiquer discrètement sans être espionnées par des officines d'intelligence économique.
Intéressée, la Fondation Mozilla envisagerait d'installer ce plug-in dans les prochaines versions de Firefox.
Vous pouvez télécharger ce plug-in à cette adresse.
Le gouvernement va détester ce module pour Firefox. Les fans de téléchargements et de peer-to-peer (P2P) vont adorer. Une première mondiale développée par des Français. Appelé Perseus, il a été développé par l'équipe d'Eric Filiol, Directeur de la recherche de l’ESIEA (École Supérieure d’Informatique Electronique Automatique) et du laboratoire de cryptologie et virologie opérationnelles.
Une fois installé sur le navigateur Firefox de deux internautes, il protège leurs connexions contre toute « écoute ». En clair, ces deux internautes peuvent s'échanger n'importe quelles données sans être inquiétés. La surveillance HADOPI ne pourrait rien faire. Les seuls qui pourraient « écouter » ces connexions sont les services officiels de l'État qui disposent de moyens techniques importants (capacité de calcul) pour mettre à mal ce plug-in.
Quel est le secret de Perseus qui sera présenté pour la première fois lors de Hack.lu (), une conférence sur la sécurité informatique organisée au Luxembourg du 28 au 30 octobre ? « Sans entrer dans le détails, nous pouvons dire que nous codons l'information avec un codeur qui change à chaque fois et nous ajoutons un bruit que ne connait pas l'attaquant. Ce bruit interdit la reconstruction du codeur et donc le décodage », nous explique Eric Filiol. Cette solution ne repose donc pas sur de la cryptologie.
Ce module permet de préserver la vie privée des internautes contre des écoutes plus ou moins légales et contre les pirates qui gèrent des botnets (réseaux d'ordinateurs contrôlés à distance et servant à lancer des attaques contre des sites par exemple). Ce plug-in peut aussi convaindre les entreprises qui peuvent communiquer discrètement sans être espionnées par des officines d'intelligence économique.
Intéressée, la Fondation Mozilla envisagerait d'installer ce plug-in dans les prochaines versions de Firefox.
Vous pouvez télécharger ce plug-in à cette adresse.
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