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mardi 13 avril 2010

Des attaques de spam visent Facebook

Les pirates ont trouvé un nouveau terrain à conquérir : les réseaux sociaux. ils innondent le web avec des spams imitant Facebook ou MySpace.

Comme toujours, ces emails s'appuient sur un prétexte de sécurité pour faire peur. ils parient sur la précipitation des internautes pour qu'ils agissent sans réfléchir.

Cette fois, l'email vous avertit que votre mot de passe a été supprimé. Les internautes sont donc invités à ouvrir le fichier .Zip, en pièce jointe, pour découvrir le nouveau mot de passe qui leur a été assigné.

Il ne faut SURTOUT pas ouvrir cette pièce jointe : elle cache en fait une charge virale (le cheval de Troie appelé « Trojan.Oficla.J »).

Une fois ouverte, cette pièce jointe va installer des codes malveillants qui prendront le contrôle de l'ordinateur via une porte dérobée (appelée aussi « backdoor »).

Un seul mot : supprimer immédiatement ce genre d'email.

N'oubliez pas de mettre à jour votre antivirus et votre antispam.

Sachez aussi que ce genre d'attaque n'a pas d'impact si vous êtes sous GNU/Linux (comme par exemple Ubuntu, Mandriva, Debian ou Opensuse)...

Encore une fois, c'est Windows qui est sensible à ce genre d'attaque

jeudi 18 février 2010

Projet Odebian : une arme anti LOPPSI ?

Ce n'est pas une surprise. Face à la montée de la surveillance à outrance du web, des petits "génies" de l'informatique ont décidé de sortir une solution de camouflage.

Son nom : Odebian. Derrière ce terme un peu étrange pour la plupart des internautes se cache un LiveCD basé sur la distribution GNU/Linux Debian.

En clair : un LiveCD est un programme (ou une distribution GNU/Linux) qui peut fonctionner sur un ordinateur sans avoir été installé au préalable. Quant à Debian, c'est l'une des distribution GNU/Linux de référence (stablité, sobriété et efficacité).

« Odebian est une des réponses que nous apportons face aux dérives du pouvoir. Nous remarquons d'ailleurs l'étrange coïncidence qui fait du juge d'instruction le garant de l'emploi du futur mouchard informatique tout en prévoyant la suppression de cette fonction. C'est à terme le procureur de la république, donc le ministère de la justice qui aura la mainmise sur le processus » précise l'association sur son site.

Odebian permettrait d'être protégé contre des "écoutes" grâce notamment au réseau Tor qui permet de bénéficier de connexions chiffrées (c'est-à-dire pour le grand public, cryptées).

Sur la papier, l'annonce est intéressante. Mais elle n'est pas facile à exploiter correctement si on ne maitrise pas un peu l'informatique.

Principal obstacle pour Me Michu, Tor est assez compliqué à mettre en oeuvre !

Or, il existe d'autres façons d'exploiter Tor qui sont un peu plus pratiques. Ce sera l'objet d'un prochain billet sur ce blog.

En attendant, il faut rappeler aux internautes qu'il existe une solution plus accessible : Perseus, un module Firefox dont les versions vont se multiplier dans les prochaines semaines (à suivre aussi dans un prochain billet).

Pour rappel, Perseus permet à deux internautes (qui l'ont installé sur leur navigateur Firefox) de communiquer sans être "écoutés". Mais Perseus est aussi installé par des sites afin de protéger leurs visiteurs...

lundi 15 février 2010

Linux a moins de failles de sécurité que Windows

Grosse frayeur dans le monde GNU/Linux. Le 10 février, Canonical (la société qui gère Ubuntu) a annoncé la sortie d'une mise à jour de sécurité pour le noyau des versions suivantes : 6.06 LTS (Dapper Drake), 8.04 LTS (Hardy Heron), 8.10 (Intrepid Ibex), 9.04 (Jaunty Jackalope) and 9.10 (Karmic Koala).

Cette mise à jour concerne également Kubuntu, Edubuntu et Xubuntu (trois versions dérivées d'Ubuntu, elle-même dérivée de Debian...), et elle corrige 10 importantes failles de sécurité découvertes par plusieurs hackers à l'intérieur des paquets du noyau Linux.

Les fans de Windows adorent ce genre d'annonce. Pour eux, c'est un prétexte pour dire que les systèmes d'exploitation de Microsoft sont plus sûrs !

La réalité n'est pas aussi tranchée.

Le noyau Linux et les distributions GNU/Linux présentent des vulnérabilités. C'est un fait. Une des raisons que l'on peut avancer est que de nombreuses distributions GNU/Linux cherchent à sortir de nouvelles versions tous les semestres. Pour des experts en sécurité, c’est le modèle de Microsoft appliqué au libre qui ne va pas.

Selon le cabinet de sécurité Secunia, spécialisé dans les failles, ses statistiques 2010 concernant Linux Kernel 2.6.x affichent 207 "Secunia advisories" (5% ne seraient pas corrigées) et 400 vulnérabilités.

En face, Windows Vista présente, depuis le début de cette année, 87 "Secunia advisories" (6% ne sont pas corrigées) et 161 vulnérabilités.

Windows Seven démarre fort puisque les relevés de Secunia indiquent déjà "11 Secunia advisories" et 17 vulnérabilités. Plus inquiétant, 18% des mises en garde de Secunia ne sont pas encore corrigées !

Quant à Windows XP, il affiche 279 "Secunia advisories" (12% non patchées) et 322 vulnérabilités.

Les comparaisons de statistiques peuvent être interprétées de plusieurs façons.

Mais il est intéressant de noter qu'Ubuntu, distribution GNU/Linux la plus connue du grand public, affiche 33 "Secunia advisories" et 105 vulnérabilités pour 2010. MAIS, toutes les failles sont corrigées !

C'est peut-être la différence essentielle entre Windows et GNU/Linux : la rapidité à combler des failles et à les detecter

"D'un côté, les choses sont gérées rapidement et, en plus, le système étant ouvert, il est audité facilement, régulièrement et rapidement. Quid de Microsoft qui ne publie rien et a une gestion plus qu'opaque des correctifs. Pour simplifier : "acceptez tous les patches le premier mardi du mois et faites nous confiance". En fait, pour quelques failles repérées dans GNU/Linux ou Windows quel est pourcentage de failles existantes pour les deux OS. A mon avis, pour GNU/Linux, nous sommes très probablement proche des 100% alors que pour Windows, je ne ferai aucun pronostic...", déclare Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.

Mais au-delà de ce constat, il ne faut pas oublier que le maillon faible reste l'utilisateur. Même s'il travaille sous Ubuntu, Fedora ou Debian, il n'est pas protégé à 100% s'il fait des erreurs : travailler avec le compte administrateur, ne pas mettre à jour sa distribution, installer des logiciels depuis des sites, avoir des mots de passe trop faibles...

Une distribution GNU/Linux semble donc plus sûre. A condition de ne pas faire n'importe quoi !

mercredi 27 janvier 2010

Pourquoi passer sous Linux ou Windows ?

Linux, c'est nul ! Linux, c'est bien ! Windows, c'est nul, Windows, c'est bien !

Ces affirmations tranchées ne valent rien. Chacun se fait sa propre opinion en partant de son expérience.

Après mon billet dans lequel je demandais s'il fallait mieux être sous Windows ou sous Linux pour être protégé contre les virus, des visiteurs m'ont demandé pourquoi être sous GNU/Linux tout simplement ?

Voici donc pourquoi je suis passé sous GNU/Linux depuis fin décembre 2008 :

1-Par curiosité et envie de tester des distributions GNU/Linux afin de savoir - un peu - de quoi je parle.

2-Parce que j’en avais marre de faire des défragmentations régulières sous XP, Vista et 98. Parce que j'en avis marre d'attraper des codes malveillants (que celui qui a un PC sous Windows sans un seul code malveillant me contacte; ça m’intéresse…), même en faisant attention. Parce que j'en avais marre d’être obligé d’avoir une panoplie de logiciels de sécurité plus ou moins efficaces…

3-Parce que j’en ai marre aussi de l’hégémonie de Microsoft. Demain, j'en aurais peut-être marre de l'hégémonie de Google et de son côté Big Brother (pas de son côté technique car il faut reconnaître que la plupart de ses applications tournent bien).

Résultat, je suis passé sous GNU/Linux fin décembre 2008.

Bilan rapide :

1- Ca marche, dès l’installation et les mises à jour terminées, pour faire de la bureautique, du surf et récupérer ses emails. Trois applications qui correspondent à 90% des fonctions que font M. et Me Michu ! Et de moi !

2- Quelques soucis avec certaines distributions
et principalement Opensuse (trop lourd, trop complet et pas assez explicite) et Fedora (pas vraiment d’affinités avec la communauté suite à quelques échanges avec le forum).

Aujourd’hui, j’ai un PC de bureau en dual boot Ubuntu/Seven et un PC portable Debian/Mandriva/Vista. Concernant la mise à jour d’Ubuntu de 9.04 à 9.10, elle ne m’a posé aucun soucis si on suit les conseils de Canonical : mettre à jour d’abord sa configuration et les logiciels déjà installés et passer ensuite à la version suivante.

Néanmoins, tout n’est pas parfait sous GNU/Linux pour un amateur comme moi.

Il faut être motivé lorsqu’on est confronté à quelques soucis.

Ce fut le cas avec l’installation de Virtualbox et la gestion des périphériques USB (un grand merci aux deux personnes du forum Mandriva qui m’ont aidé tout le week end dernier). Ce fut aussi le cas à mes débuts avec l’accès cauchemardesque à mon 2e disque dur interne (un grand merci à Christophe, Cyril et Claude).

Un peu de galère aussi pour synchroniser mon agenda et mes contacts Evolution avec mon iphone. Là aussi, après quelques déboires, j’ai trouvé sur le forum Ubuntu une personne qui a fait un tutoriel très clair. Merci.

Il me reste néanmoins un soucis
: Canon (comme d'autres fabricants...) ne livrant pas beaucoup de drivers pour GNU/Linux, je galère pour faire tourner ma pixma MP550. Malgré de nombreuses heures sur des forums et l’essai de nombreux drivers, rien n’y fait : j’imprime via Seven sous Virtualbox.

Bref, je suis content d’avoir découvert ces distributions GNU/Linux et cette communauté. Pour faire juste de la bureautique (et avoir la chance que son imprimante et ses quelques périphériques disposent de drivers Linux fournis par leurs fabricants…) et du surf, Ubuntu, Mandriva et Debian sont parfaits pour le grand public et cette fameuse Me Michu.

lundi 26 octobre 2009

Linux : moins sécurisé que Windows ?

Virus = Windows. Pour le grand public, les systèmes d'exploitation de Microsoft sont connus pour être la cible de codes malveillants.

C'est aussi l'opinion de nombreux défenseurs des distributions GNU/Linux comme Debian, Ubuntu, Mandriva...

Les résultats du concours organisé dans le cadre du colloque iAwacs (voir mon précédent billet) ont du les satisfaire : les antivirus peuvent être facilement désactivés en profitant de leurs failles et de leur analyse de Windows qui n'est pas complète.

C'est cette méthode utilisée par Christophe Devine, un expert en sécurité travaillant pour la société Sogeti/ESEC.

De la à penser que Linux est plus sûr !

Pourtant, ce même spécialiste tient à relativiser la situation : "Il existe vraiment très peu de produits anti-virus (ainsi que de malwares) pour Linux et Mac OSX. De plus, ces deux systèmes ne bénéficient pas toujours des avancées en matière de sécurité impulsées par
Microsoft. Quelques exemples concrets :

- Linux et Mac OS X ne disposent pas du niveau d'intégrité "faible" qui permet notamment à IE7/8 de faire tourner flash dans un bac à sable (Firefox et Safari ne disposent pas de cette protection).

- La "randomisation" de la mémoire ainsi que la prévention d'exécution est implémentée de façon incomplète sous Mac OS X. Pour rappel, ces deux mesures on permis à Vista/2008 d'être protégé contre la faille exploitée par Conficker.

- De nombreuses autres mesures de sécurité ne sont souvent pas implémentées par les développeurs Linux et OSX. Ainsi, la dernière version 32-bit de Debian (5.0) n'a pas la prévention d'exécution activée (ce qui est le cas par contre d'Ubuntu
)."

Conclusion : aucun système d'exploitation et aucun logiciel de sécurité ne peuvent garantir une sécurité absolue.

Nous en revenons toujours au même point : l'utilisateur doit être vigilant et multiplier les solutions de sécurité et de sauvegarde.