Affichage des articles dont le libellé est Ubuntu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ubuntu. Afficher tous les articles

mercredi 14 avril 2010

Windows 7 : des failles repérées et pas corrigées





Windows 7 met-il en péril ses utilisateurs ? Peut-être... Microsoft vante les mérites de son dernier système d'exploitation en mettant en avant, entre autres, son niveau de sécurité.

Or, en consultant les statistiques de Secunia, une société spécialisée dans la détection des failles de sécurité, on peut découvrir que 14 % des vulnérabilités rendues publiques ne sont toujours pas corrigées.

Parmi les failles repérées (qu'en est-il alors de toutes les autres qui ne sont pas rendues publiques...) 57 % ont un niveau élevé selon Secunia. La majorité concernent l'accès au système.

A titre de comparaison, la distribution GNU/Linux Ubuntu n'affiche aucune faille non colmatée. Même constat pour Fedora 12, Opensuse 11.2

Mais la surprise vient de McOS X d'Apple qui présente... 1202 vulnérabilités.

mardi 13 avril 2010

Des attaques de spam visent Facebook

Les pirates ont trouvé un nouveau terrain à conquérir : les réseaux sociaux. ils innondent le web avec des spams imitant Facebook ou MySpace.

Comme toujours, ces emails s'appuient sur un prétexte de sécurité pour faire peur. ils parient sur la précipitation des internautes pour qu'ils agissent sans réfléchir.

Cette fois, l'email vous avertit que votre mot de passe a été supprimé. Les internautes sont donc invités à ouvrir le fichier .Zip, en pièce jointe, pour découvrir le nouveau mot de passe qui leur a été assigné.

Il ne faut SURTOUT pas ouvrir cette pièce jointe : elle cache en fait une charge virale (le cheval de Troie appelé « Trojan.Oficla.J »).

Une fois ouverte, cette pièce jointe va installer des codes malveillants qui prendront le contrôle de l'ordinateur via une porte dérobée (appelée aussi « backdoor »).

Un seul mot : supprimer immédiatement ce genre d'email.

N'oubliez pas de mettre à jour votre antivirus et votre antispam.

Sachez aussi que ce genre d'attaque n'a pas d'impact si vous êtes sous GNU/Linux (comme par exemple Ubuntu, Mandriva, Debian ou Opensuse)...

Encore une fois, c'est Windows qui est sensible à ce genre d'attaque

lundi 15 février 2010

Linux a moins de failles de sécurité que Windows

Grosse frayeur dans le monde GNU/Linux. Le 10 février, Canonical (la société qui gère Ubuntu) a annoncé la sortie d'une mise à jour de sécurité pour le noyau des versions suivantes : 6.06 LTS (Dapper Drake), 8.04 LTS (Hardy Heron), 8.10 (Intrepid Ibex), 9.04 (Jaunty Jackalope) and 9.10 (Karmic Koala).

Cette mise à jour concerne également Kubuntu, Edubuntu et Xubuntu (trois versions dérivées d'Ubuntu, elle-même dérivée de Debian...), et elle corrige 10 importantes failles de sécurité découvertes par plusieurs hackers à l'intérieur des paquets du noyau Linux.

Les fans de Windows adorent ce genre d'annonce. Pour eux, c'est un prétexte pour dire que les systèmes d'exploitation de Microsoft sont plus sûrs !

La réalité n'est pas aussi tranchée.

Le noyau Linux et les distributions GNU/Linux présentent des vulnérabilités. C'est un fait. Une des raisons que l'on peut avancer est que de nombreuses distributions GNU/Linux cherchent à sortir de nouvelles versions tous les semestres. Pour des experts en sécurité, c’est le modèle de Microsoft appliqué au libre qui ne va pas.

Selon le cabinet de sécurité Secunia, spécialisé dans les failles, ses statistiques 2010 concernant Linux Kernel 2.6.x affichent 207 "Secunia advisories" (5% ne seraient pas corrigées) et 400 vulnérabilités.

En face, Windows Vista présente, depuis le début de cette année, 87 "Secunia advisories" (6% ne sont pas corrigées) et 161 vulnérabilités.

Windows Seven démarre fort puisque les relevés de Secunia indiquent déjà "11 Secunia advisories" et 17 vulnérabilités. Plus inquiétant, 18% des mises en garde de Secunia ne sont pas encore corrigées !

Quant à Windows XP, il affiche 279 "Secunia advisories" (12% non patchées) et 322 vulnérabilités.

Les comparaisons de statistiques peuvent être interprétées de plusieurs façons.

Mais il est intéressant de noter qu'Ubuntu, distribution GNU/Linux la plus connue du grand public, affiche 33 "Secunia advisories" et 105 vulnérabilités pour 2010. MAIS, toutes les failles sont corrigées !

C'est peut-être la différence essentielle entre Windows et GNU/Linux : la rapidité à combler des failles et à les detecter

"D'un côté, les choses sont gérées rapidement et, en plus, le système étant ouvert, il est audité facilement, régulièrement et rapidement. Quid de Microsoft qui ne publie rien et a une gestion plus qu'opaque des correctifs. Pour simplifier : "acceptez tous les patches le premier mardi du mois et faites nous confiance". En fait, pour quelques failles repérées dans GNU/Linux ou Windows quel est pourcentage de failles existantes pour les deux OS. A mon avis, pour GNU/Linux, nous sommes très probablement proche des 100% alors que pour Windows, je ne ferai aucun pronostic...", déclare Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles à l'ESIEA.

Mais au-delà de ce constat, il ne faut pas oublier que le maillon faible reste l'utilisateur. Même s'il travaille sous Ubuntu, Fedora ou Debian, il n'est pas protégé à 100% s'il fait des erreurs : travailler avec le compte administrateur, ne pas mettre à jour sa distribution, installer des logiciels depuis des sites, avoir des mots de passe trop faibles...

Une distribution GNU/Linux semble donc plus sûre. A condition de ne pas faire n'importe quoi !

mercredi 27 janvier 2010

Pourquoi passer sous Linux ou Windows ?

Linux, c'est nul ! Linux, c'est bien ! Windows, c'est nul, Windows, c'est bien !

Ces affirmations tranchées ne valent rien. Chacun se fait sa propre opinion en partant de son expérience.

Après mon billet dans lequel je demandais s'il fallait mieux être sous Windows ou sous Linux pour être protégé contre les virus, des visiteurs m'ont demandé pourquoi être sous GNU/Linux tout simplement ?

Voici donc pourquoi je suis passé sous GNU/Linux depuis fin décembre 2008 :

1-Par curiosité et envie de tester des distributions GNU/Linux afin de savoir - un peu - de quoi je parle.

2-Parce que j’en avais marre de faire des défragmentations régulières sous XP, Vista et 98. Parce que j'en avis marre d'attraper des codes malveillants (que celui qui a un PC sous Windows sans un seul code malveillant me contacte; ça m’intéresse…), même en faisant attention. Parce que j'en avais marre d’être obligé d’avoir une panoplie de logiciels de sécurité plus ou moins efficaces…

3-Parce que j’en ai marre aussi de l’hégémonie de Microsoft. Demain, j'en aurais peut-être marre de l'hégémonie de Google et de son côté Big Brother (pas de son côté technique car il faut reconnaître que la plupart de ses applications tournent bien).

Résultat, je suis passé sous GNU/Linux fin décembre 2008.

Bilan rapide :

1- Ca marche, dès l’installation et les mises à jour terminées, pour faire de la bureautique, du surf et récupérer ses emails. Trois applications qui correspondent à 90% des fonctions que font M. et Me Michu ! Et de moi !

2- Quelques soucis avec certaines distributions
et principalement Opensuse (trop lourd, trop complet et pas assez explicite) et Fedora (pas vraiment d’affinités avec la communauté suite à quelques échanges avec le forum).

Aujourd’hui, j’ai un PC de bureau en dual boot Ubuntu/Seven et un PC portable Debian/Mandriva/Vista. Concernant la mise à jour d’Ubuntu de 9.04 à 9.10, elle ne m’a posé aucun soucis si on suit les conseils de Canonical : mettre à jour d’abord sa configuration et les logiciels déjà installés et passer ensuite à la version suivante.

Néanmoins, tout n’est pas parfait sous GNU/Linux pour un amateur comme moi.

Il faut être motivé lorsqu’on est confronté à quelques soucis.

Ce fut le cas avec l’installation de Virtualbox et la gestion des périphériques USB (un grand merci aux deux personnes du forum Mandriva qui m’ont aidé tout le week end dernier). Ce fut aussi le cas à mes débuts avec l’accès cauchemardesque à mon 2e disque dur interne (un grand merci à Christophe, Cyril et Claude).

Un peu de galère aussi pour synchroniser mon agenda et mes contacts Evolution avec mon iphone. Là aussi, après quelques déboires, j’ai trouvé sur le forum Ubuntu une personne qui a fait un tutoriel très clair. Merci.

Il me reste néanmoins un soucis
: Canon (comme d'autres fabricants...) ne livrant pas beaucoup de drivers pour GNU/Linux, je galère pour faire tourner ma pixma MP550. Malgré de nombreuses heures sur des forums et l’essai de nombreux drivers, rien n’y fait : j’imprime via Seven sous Virtualbox.

Bref, je suis content d’avoir découvert ces distributions GNU/Linux et cette communauté. Pour faire juste de la bureautique (et avoir la chance que son imprimante et ses quelques périphériques disposent de drivers Linux fournis par leurs fabricants…) et du surf, Ubuntu, Mandriva et Debian sont parfaits pour le grand public et cette fameuse Me Michu.

jeudi 26 novembre 2009

Un ordinateur est plus sécurisé sous Windows ou sous Linux ?
















En matière de sécurité informatique, c'est le sujet le plus polémique. Dès qu'on évoque la multiplication des codes malveillants qui attaquent les différents systèmes d'exploitation de Windows (dont XP et Vista), il y a une réaction automatique qui apparaît dans les forums : « passez sous Linux et vous n'aurez plus de soucis avec ces virus ».
La lecture du hors-série n°32 de Linux Magazine (sept-oct 2007) démontre que les virus, vers et rootkits existent sous GNU/Linux. On y apprend notamment que le premier virus « officiel » a été écrit sous Unix en 1983 par Fred Cohen (de l'Université de Californie), considéré comme l'un des pères-fondateurs de la virologie informatique. Depuis 1995, « avec les virus de documents (les plus connus étant les fameux macro-virus), le risque viral concerne la couche applicative liée au traitement de documents bureautiques... A ce titre, tous les systèmes d'exploitation sont concernés », écrit Eric Filiol (Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles - ESIEA  Ouest) dans ce hors-série, page 5.

Un code malveillant exploitant une faille d'OpenOffice peut donc contaminer une distribution GNU/Linux. C'est une première raison montrant que Windows n'est pas le seul système vulnérable.

« Dans l'absolu, GNU/Linux est plus sûr mais si on l'utilise correctement c'est-à-dire pas en mode « administrateur » (Root) et si on met à jour régulièrement son système. Ce n'est pas toujours évident pour les personnes découvrant Linux. Mais sous Windows, la situation est identique car de nombreuses personnes utilisent le compte administrateur et ne téléchargent pas toujours les mises à jour recommandées », constate Eric Filiol.

De là à penser qu'il faille installer un antivirus sur un ordinateur fonctionnant sous Ubuntu, Mandriva ou Fedora et c'est le flot d'injures ou de commentaires mettant en doute les compétences de certains experts reconnus et ne travaillant pas pour des éditeurs d'antivirus.

La publication de ce billet devrait d'ailleurs donner lieu à pas mal de réactions plus ou moins constructives. Mais le but est d'informer le grand public, pas de prôner la bonne parole pour une chapelle en particulier.

Voici donc un exemple concret tendant à démontrer l'intérêt d'installer un antivirus sous Ubuntu ou une autre distribution GNU/Linux.

Le postulat est le suivant et ne peut pas être remis en cause : Windows étant le système d'exploitation le plus répandu, il est logique que la majorité des codes malveillants visent cette solution.

Alors pourquoi utiliser un antivirus sous Linux ?

Il y a un cas précis et qui commence à se multiplier au fur et à mesure de l'hétérogénéité des systèmes d'exploitation présents dans un foyer grand public :

Si un PC sous Linux reçoit un code malveillant écrit pour Windows (par exemple via une pièce jointe), il ne sera pas infecté. Mais si la personne sous Linux renvoie cette pièce jointe infectée vers un correspondant qui est, lui, sous Windows, ce dernier sera infecté. Installer un antivirus sous Linux peut donc être utile pour limiter la propagation d'un code malveillant.

Pour éviter des risques de propagation, il peut donc être utile d'installer un antivirus sur son ordinateur fonctionnant sous Ubuntu ou une autre distribution GNU/Linux.

Mais quel antivirus ? Il en existe quelques uns comme ClamAV et Avast. Deux logiciels gratuits que l'on peut installer facilement. A noter que ClamAV permet une analyse en temps réel. Ce n'est pas le cas d'Avast. Résultat, en cas d'infection via une pièce jointe ou une faille dans OpenOffice, cet antivirus ne sonnerait pas l'alarme. Ce n'est que lorsque vous lancerez manuellement une analyse du PC qu'Avast pourra repérer l'infection.
La solution pourrait venir de Doctor Web. Cet éditeur russe s'apprête à sortir un antivirus pour poste de travail permettant une analyse en temps réel.

Mais ce sera un plus mais pas la panacée.

«Un scan en temps réel ne sera pas efficace, que l'on soit d'ailleurs sous Windows ou sous GNU/Linux, face à des attaques véritablement inconnues », prévient Eric Filiol.

Quel que soit le système d'exploitation installé sur un ordinateur, l'une des meilleures protections reste le comportement de l'utilisateur : ne pas cliquer sur n'importe quelle pièce jointe ou lien internet. Il doit aussi utiliser différents mots de passe "forts" (composés de lettres en majuscule, minuscule, de chiffres et de symboles) et mettre à jour en permanence son système d'exploitation et ses différents logiciels… et ne pas utiliser de versions piratées de logiciels.

Pour certains, cela peut paraître comme des évidences. Hélas, cela n'est pas partagé par tous les nouveaux utilisateurs d'Ubuntu ou d'une autre distribution.

A suivre...

lundi 26 octobre 2009

Linux : moins sécurisé que Windows ?

Virus = Windows. Pour le grand public, les systèmes d'exploitation de Microsoft sont connus pour être la cible de codes malveillants.

C'est aussi l'opinion de nombreux défenseurs des distributions GNU/Linux comme Debian, Ubuntu, Mandriva...

Les résultats du concours organisé dans le cadre du colloque iAwacs (voir mon précédent billet) ont du les satisfaire : les antivirus peuvent être facilement désactivés en profitant de leurs failles et de leur analyse de Windows qui n'est pas complète.

C'est cette méthode utilisée par Christophe Devine, un expert en sécurité travaillant pour la société Sogeti/ESEC.

De la à penser que Linux est plus sûr !

Pourtant, ce même spécialiste tient à relativiser la situation : "Il existe vraiment très peu de produits anti-virus (ainsi que de malwares) pour Linux et Mac OSX. De plus, ces deux systèmes ne bénéficient pas toujours des avancées en matière de sécurité impulsées par
Microsoft. Quelques exemples concrets :

- Linux et Mac OS X ne disposent pas du niveau d'intégrité "faible" qui permet notamment à IE7/8 de faire tourner flash dans un bac à sable (Firefox et Safari ne disposent pas de cette protection).

- La "randomisation" de la mémoire ainsi que la prévention d'exécution est implémentée de façon incomplète sous Mac OS X. Pour rappel, ces deux mesures on permis à Vista/2008 d'être protégé contre la faille exploitée par Conficker.

- De nombreuses autres mesures de sécurité ne sont souvent pas implémentées par les développeurs Linux et OSX. Ainsi, la dernière version 32-bit de Debian (5.0) n'a pas la prévention d'exécution activée (ce qui est le cas par contre d'Ubuntu
)."

Conclusion : aucun système d'exploitation et aucun logiciel de sécurité ne peuvent garantir une sécurité absolue.

Nous en revenons toujours au même point : l'utilisateur doit être vigilant et multiplier les solutions de sécurité et de sauvegarde.